Bukavu : des universitaires sensibilisent les élèves de l’Institut d’Ibanda à la protection de l’environnement dans le cadre du « Mois vert »

Mois Vert UOB

Dans le cadre du Mois vert à Bukavu, des enseignants de l’Université Officielle de Bukavu ont organisé, samedi 7 mars 2026, une séance de sensibilisation des élèves de l’Institut d’Ibanda sur la gestion des déchets solides et la restauration des écosystèmes urbains.

L’activité s’inscrivait dans le cadre d’une initiative soutenue par la Coopération suisse en RDC, qui promeut la conscience environnementale et la lutte contre la dégradation écologique dans la ville de Bukavu.

Lire aussi : Bukavu : en Conférence de Presse, la Coopération Suisse lance la campagne de sensibilisation environnementale « Mois Vert »

Lors de la séance-débat, le Professeur Balezi Zihalirwa, doyen du domaine des sciences agronomiques et environnementales à l’Université Officielle de Bukavu, a appelé les jeunes à jouer un rôle actif dans la protection de l’environnement.

Il a insisté sur l’urgence de restaurer la végétation dans la ville face à la pression urbaine et à la dégradation des écosystèmes.

Selon lui, malgré le manque d’espaces disponibles, plusieurs sites peuvent encore être valorisés à travers des actions de reboisement, notamment autour de l’Athénée d’Ibanda, du Rond-point Major Vangu, du Rond-point ISP Bukavu, du site de Karhale Bukavu et des collines de l’Institut Supérieur de Développement Rural Bukavu et de l’Elakat Bukavu.

Il a encouragé les habitants à développer des jardins suspendus à domicile et à planter des arbres pour compenser la réduction progressive du couvert végétal urbain.

Le professeur a également déploré la dégradation écologique observée sur le site de l’Athénée d’Ibanda et a invité les élèves à participer aux initiatives de restauration environnementale.

Le Professeur Cikwanine Kasigwa Dieudonné a abordé la problématique des déchets solides, mettant un accent particulier sur la pollution plastique.

Il a expliqué que les déchets plastiques peuvent mettre jusqu’à 400 ans pour se dégrader dans la nature, constituant ainsi une menace durable pour l’environnement.

Lire aussi : Mois vert : les élèves des instituts Kasali et Bahati s’engagent pour la protection de l’environnement

Il a également distingué les types de déchets, notamment les déchets ménagers, industriels et organiques, en soulignant que leur gestion repose sur plusieurs étapes qui sont la collecte des déchets, le transport ou évacuation, le traitement et enfin la valorisation ou recyclage

Le Dr. Ilombe Mawe Guy, enseignant en géologie à l’Université Officielle de Bukavu, a alerté sur les risques liés aux glissements de terrain dans la ville. Il a indiqué que la ville de Bukavu compte 83 ravins couvrant environ 24 hectares.

Il a également déploré l’existence de nombreux dépotoirs anarchiques, affirmant que les trois communes de la ville sont touchées par cette problématique environnementale.

Selon ses données, près de 100 dépotoirs seraient situés à moins de 100 mètres des ravins, une situation qui accentue les risques d’érosion et d’éboulement.

Il a appelé à une mobilisation collective impliquant les autorités publiques et les populations pour améliorer la gestion des déchets.

Les élèves de l’Institut d’Ibanda ont salué l’initiative et exprimé leur volonté de protéger l’environnement. Plusieurs élèves ont pris des engagements personnels.

« Je m’engage à planter des arbres et à sensibiliser mes amis ainsi que mes parents à faire de même », a déclaré Guy Badesire, élève en classe de 3ème scientifique.

De son côté, Awezaye Balolebwami Dorcas a promis d’éviter le jet anarchique des déchets et de participer à la propreté de son milieu de vie.

Le directeur de la coopération suisse en RDC, Thomas Jenatsch, a encouragé les jeunes à développer une conscience écologique plus forte.

Il a invité la jeunesse à faire preuve de responsabilité et à devenir plus exigeante en matière de protection de l’environnement.

Lire aussi : Bukavu : lancement officiel du « Mois Vert » 2026 par la Coopération suisse

La ville de Bukavu fait face depuis plusieurs années à une forte pression démographique, à la déforestation et à la gestion anarchique des déchets, des facteurs qui aggravent les risques d’érosion et de catastrophes naturelles.

Jean-Luc M.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.