Bukavu : les femmes médecins du Sud-Kivu en première ligne pour les droits et la paix

femmes Médecins

L’Association des Femmes Médecins du Sud-Kivu a célébré, samedi 28 mars 2026, la Journée internationale de la femme dans la salle La Manne 4, en commune d’Ibanda, à Bukavu. Placée sous le thème « Droits – Justice – Action », cette rencontre a réuni femmes médecins et autorités sanitaires autour d’un message centré sur la paix, la justice et l’engagement collectif.

Dans un contexte marqué par l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo, les participantes ont insisté sur la nécessité de traduire ce triptyque en actions concrètes pour améliorer les conditions de vie des femmes et garantir leur dignité.

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Dans son allocution d’ouverture, la présidente de l’Association des Femmes Médecins du Sud-Kivu, la docteure Blandine Bahindwa, a mis en lumière les réalités difficiles auxquelles les femmes sont confrontées.

« Aujourd’hui, nous nous rassemblons autour des mots droits, justice, action. Des termes qui résonnent fortement avec les réalités que vivent nos familles, nos communautés et particulièrement les femmes, trop souvent victimes de violations, d’injustices et d’atteintes graves à leur dignité », a-t-elle déclaré.

Elle a souligné que les crises sécuritaires exposent quotidiennement les femmes à des blessures physiques, des traumatismes psychologiques, des déplacements forcés et à la désintégration des familles, tout en saluant leur résilience.

« Les droits des femmes ne sont pas négociables. La justice n’est pas un privilège, c’est un devoir de la société envers chaque femme. L’action n’est pas une option, elle est notre responsabilité collective », a insisté la docteure Bahindwa.

La responsable de l’association a également tenu à alerter l’opinion nationale et internationale sur les conditions dans lesquelles les femmes médecins exercent leur profession dans un contexte de conflit armé.

« Les femmes médecins du Sud-Kivu exercent leur mission dans des conditions difficiles et dans un contexte de guerre », a-t-elle indiqué.

Appelant à un engagement accru pour la paix, elle a rappelé le lien étroit entre stabilité et développement.

« Nous femmes devons nous investir dans la paix, parce qu’il n’y a pas de développement sans la paix. Investir dans la paix, c’est investir aussi dans la santé », a-t-elle ajouté.

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Dans cette dynamique, un appel a été lancé aux autorités provinciales et nationales pour renforcer les efforts en faveur de la paix et de la sécurité.

« Nous voulons la paix de la part de nos autorités », a-t-elle martelé.

La rencontre s’est achevée sur un appel à l’unité et à la responsabilité partagée. Les femmes médecins du Sud-Kivu ont réaffirmé leur engagement à défendre la santé et la dignité des femmes, tout en exhortant les décideurs et la société civile à transformer les mots « Droits – Justice – Action » en réalités concrètes.

Cette activité s’inscrit dans le cadre des célébrations du mois de mars 2026, dédié aux droits des femmes, qui se clôture le 31 mars.

Edith Kazamwali

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