D’ici 2035, près de 4 milliards de personnes pourraient vivre avec l’obésité ou le surpoids dans le monde

Obésité / alimentation • ©Guy Etienne

D’ici 2035, près d’une personne sur deux dans le monde (soit environ 4 milliards d’individus) pourrait vivre avec un surpoids ou une obésité, alerte la World Obesity Federation à l’occasion de la Journée mondiale de l’obésité, célébrée le 4 mars 2026.

Face à cette progression jugée alarmante, cette journée internationale, instaurée avec l’appui de l’Organisation mondiale de la Santé, vise à sensibiliser le public aux risques liés à l’obésité, à promouvoir sa reconnaissance comme maladie à part entière et à encourager la prévention à travers une alimentation équilibrée, la pratique régulière d’une activité physique et la mobilisation des communautés locales.

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Selon la World Obesity Federation, l’obésité chez les enfants progresse rapidement. Les taux d’obésité chez les enfants d’âge scolaire ont été multipliés par près de cinq depuis 1975, particulièrement dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Les spécialistes soulignent que l’obésité durant l’enfance se prolonge souvent à l’âge adulte et accroît le risque de développer des maladies non transmissibles graves, notamment le diabète, les maladies cardiovasculaires et certains cancers.

L’obésité ne résulte pas d’une cause unique. Elle est influencée par plusieurs facteurs sociaux, économiques, biologiques et environnementaux.

Parmi les principaux déterminants figurent la pauvreté, la stigmatisation sociale, les inégalités d’accès à l’éducation et aux services de santé, la sédentarité, les facteurs génétiques et hormonaux, ainsi que les troubles psychologiques.

L’alimentation déséquilibrée, la disponibilité limitée d’aliments sains et les environnements peu favorables à un mode de vie sain constituent également des facteurs de risque importants.

La fédération mondiale de l’obésité estime que près de 3 milliards de personnes, dont plus de 400 millions d’enfants d’âge scolaire, vivent déjà avec un surpoids ou une obésité. Si aucune action n’est prise, ce chiffre pourrait atteindre 4 milliards d’ici 2035.

Toutefois, la situation n’est pas considérée comme irréversible. Les experts affirment qu’une meilleure compréhension du phénomène, la lutte contre la stigmatisation, la prévention précoce et un accès équitable aux soins peuvent inverser la tendance.

L’obésité constitue aujourd’hui un défi majeur de santé publique mondiale. Elle augmente le risque de plusieurs maladies graves, notamment le diabète de type 2, les maladies cardiovasculaires, les troubles musculaires et articulaires, les problèmes respiratoires, les accidents vasculaires, dont l’infarctus du myocarde, certains cancers comme ceux du sein, du côlon et de l’endomètre

Pour prévenir l’obésité, les spécialistes recommandent d’adopter une alimentation équilibrée, pratiquer régulièrement une activité physique, surveiller son poids de manière régulière, gérer le stress et favoriser le bien-être mental, sensibiliser l’entourage aux bonnes pratiques de santé

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Le statut pondéral est généralement évalué à l’aide de l’Indice de Masse Corporelle (IMC), obtenu en divisant le poids par le carré de la taille. Un IMC inférieur à 18,5 correspond à une maigreur, entre 18,5 et 25 à un poids normal, entre 25 et 30 à un surpoids et au-delà de 30 à une obésité.

La Journée mondiale de l’obésité 2026 se veut un appel à l’action pour les 8 milliards d’habitants de la planète, avec un message central : la progression de l’obésité peut être inversée par des actions collectives axées sur la prévention et l’accès aux soins.

Vinciane Ntabala

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