En seulement 7 mois, « Primera Gold » vante des prouesses jamais réalisées dans le secteur aurifère

Primera - Gold - Joseph Kazibaziba
Joseph Kazibaziba, DG de la Société Civile "Primera Group". Photo La Prunelle RDC

Installée début 2023 au Sud-Kivu, la Société « Primera Gold » affirme avoir fait des prouesses jamais réalisées dans le secteur aurifère en République Démocratique du Congo. C’est en tout cas ce que fait savoir le Directeur Général de cette société ce samedi 26 août 2023 à Bukavu, lors d’une conférence de presse de restitution des résolutions du tout récent Conseil d’Administration tenu à Abou dhabi en date du 12 juillet de l’année en cours.

Devant les journalistes, Me Joseph Kazibaziba a affirmé qu’en seulement 7 mois, « Primera Gold » dans sa mission de lutte contre la contrebande et la fraude minière est parvenue à sortir la province du Sud-Kivu de 25 kilogrammes de l’or exportés par an à plus de 550 kilogrammes de l’or par mois.

Lire aussi: RDC : le Groupe d’Experts de l’ONU craint que la société « Primera Gold DRC » ne serve de canal officiel de blanchiment de l’or illégal

« Pour ce conseil d’administration tenu à Abou dhabi, il était question de passer en revue les toutes premières obligations qui nous avaient été confiées au mois de janvier, celles de lutter contre la fraude et la contrebande. Pour y arriver, nous avons été obligés à résoudre les trois maux qui caractérisés le secteur aurifère,  notamment le manque de transparence dans les exportations, le manque de transparence dans le flux financier mais aussi l’organisation de la chaine d’approvisionnement », dit Kazibaziba.

Il affirme donc qu’il y a eu des avancées significatives sur ces trois points. Le DG de Primera Gold note qu’à ce jour, 95% de ses paiements lors de l’achat de l’or auprès des négociants et creuseurs se font à travers les banques. Ce qui n’a jamais existé dans le secteur aurifère au Sud-Kivu selon Me Joseph Kazibaziba.

« Au mois de janvier 2023, on a quitté de 29 kilogrammes, ce qui avait constitué la toute première exportation. On est arrivé jusqu’à 150 kilogrammes le mois vers février, de 250 kilogrammes à 350 en mai et en juin on s’est vu atteindre 550 kilogrammes par mois, enfin réaliser 650 kilogrammes. Mais le mois de juillet on a rechuté jusqu’à 550 kilogrammes. Pourquoi ? Parce qu’il nous a été demandé dans le renforcement du flux financier, de parvenir à identifier les bénéficiaires finaux des dollars. De l’étape où l’argent qui achète de l’or transitait par le compte de Primera jusque dans les mains des consommateurs, on a exigé que tous les consommateurs (négociants et acheteurs) qui travaillent avec Primera puissent ouvrir des comptes bancaires. Ça crée un petit problème pendant ce mois de juillet où des gens ont crû qu’on n’avait pas de liquidité pour acheter de l’or, mais le problème était dû à cette obligation. Aujourd’hui je peux vous rassurer qu’on est à 95% de nos paiements  à travers les banques. Ce qui n’a jamais exister dans le secteur aurifère », a laissé entendre Me Joseph Kazibaziba.

Des prouesses réalisées grâce au concours des négociants et acteurs « patriotes »

À la question de savoir comment en une si courte période « Primera Gold » a réussi à faire ces prouesses, le Directeur Général de cette société a parlé d’une appropriation des acteurs de la chaine notamment les creuseurs et les négociants qui se sont rangés derrière la vision de lutte contre la contrebande et la fraude.

Il a remercié les acteurs qui ont démontré leur détermination du patriotisme pour accompagner cette vision de la République et du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, celle de faire bénéficier aux congolais des ressources naturelles et plus précisément de l’or.

« Certains négociants et les acheteurs qui sont dans le circuit de l’or se sont appropriés la démarche. C’est pourquoi nous les remercions et nous appelons les autres à s’approprier davantage la vision et les ressources naturelles. Le problème était que ceux qui sont les maillots faibles (creuseurs) qui travaillent du jour au lendemain au niveau des sites continuaient à creuser mais il s’est posé un problème en aval parce qu’il n’y avait pas où il y avait des comptoirs qui pouvaient absorber toutes les productions avec une capacité financière d’absorber la production des creuseurs avec du cash frais. ».

Avec Primera, se vante Kazibaziba, pour la première fois, la production artisanale s’achète au prix normal.

« Ce qui se passait avant n’était pas vraiment normal.  Je tiens à remercier les acheteurs qui ne cessent de montrer la détermination du patriotisme pour accompagner cette vision de la République et du Chef de l’Etat, de faire bénéficier aux congolais des ressources naturelles et plus précisément de l’or. Aujourd’hui on est à un paiement d’environ 5% du cash que nous retirons et nous espérons que le mois d’août le volume pourra encore prendre de l’ascenseur vu que les négociants et tous les Partenaires ont compris l’importance de passer par les banques. Les négociants et tous ceux  qui sont dans la chaine devraient donc se réjouir en comprenant que nous n’avions jamais dépassé dans cette province plus 40 millions à 50 millions de dollars que nous consommons à travers les banques ».

Avant « Primera Gold », les banques avaient une fourchette de 10 millions, révèle le Directeur de cette Société, mais aujourd’hui les banques sont à une fourchette de 40 à 50 millions des dollars qui passent par les banques.

Des projections déterminantes pour 2024

Toujours dans le cadre de la lutte contre la contrebande et la fraude minière, le DG de « Primera Gold » a expliqué aux journalistes que le Conseil d’Administration de sa société s’est fixé des projections pour les six mois restants et pour l’an 2024 à venir.

Un cap de 2 tonnes par mois à partir de l’année prochaine est l’ambition fixée par le conseil d’administration pour 2024. En 2025, soit la troisième année, « Primera Gold », ira à 3 tonnes par mois.

« Il était aussi question de nous fixer sur la projection de six mois restants. La vision est d’arriver à faire une ligne qui va jusqu’à 1.000 kilos le mois. Donc nous sommes en train de travailler pour arriver à une capacité de 1000 kilos le mois jusqu’à la fin de l’année. Déjà les six premiers mois que nous avons présenté au conseil d’administration, nous sommes au-delà de 3 tonnes de l’or que nous avons achetés de manière transparente, transformés et exportés jusqu’au marché de consommation et ces 3 tonnes en les comparant à la moyenne de ce que la RDC exportait, soit 25 kilos pour la province, aujourd’hui on est à une vitesse de 120 ans d’avance », insiste Kazibaziba.

Avec un calcul simple, de 25 kilos à  3 tonnes, la RDC est en avance de 120 ans, annonce Primera

« Ce n’est pas suffisant ou encore satisfaisant, parce que nous savons qu’il y a plus de 20 tonnes qui passent par nos côtes Est et qui vont dans les pays voisins. C’est pour dire que la contrebande ou la fraude minière c’est un combat qui risque de nous prendre toute la vie. C’est pourquoi le Conseil d’Administration de Primera a décidé que nous devons prendre le cap de 2 tonnes par mois à partir de l’année prochaine et que la troisième année on ira à 3 tonnes par mois.  Ce qui devrait nous permettre à absorber les 36 tonnes qui passent à travers la côte-est de nos frontières. Ceci va amener le chiffre d’affaire à 2.5 milliards, ce qui n’est pas à confondre avec le capital d’origine. L’idée dans la première année était d’arriver à 950 millions de cash qui achète de l’or, pour la deuxième année 1.5 milliards, et c’est sur ce montant qu’il y a le risque d’investissement. C’est donc sur l’investissement que nous allons avoir non seulement le gros profit et l’autre côté le net profit sur lequel la RDC pourra intervenir avec 45% de dividende. »

Pour Kazibaziba, on ne doit donc pas faire de la confusion là-dessus.

« Si nous arrivons au cap de faire 5 tonnes facilement nous serons capables de payer 3, 4 ou 5 millions des dollars que la RDC devrait prendre en terme de 0.25 de dividende. Déjà l’année passée, la province avait au maximum dans l’or 14 et 20 milles dollars l’an. Mais avec Primera, il suffit de vérifier à la Division des Mines vous allez constater l’évolution ».

De la répartition des richesses au profit des populations

Pour faire profiter à la population les bénéfices des ressources naturelles, « Primera » rassure qu’un processus d’assurance maternité sera très prochainement déclenché en faveur des femmes des creuseurs.

Dans cette optique, des écoles situées dans et autour des sites miniers artisanaux seront construites et réhabilitées pour promouvoir l’éducation de qualité en faveur des enfants des creuseurs, a rassuré Me Joseph Kazibaziba.

« La dernière recommandation du Conseil d’Administration que nous avons eu à Abou Dhabi, est le fait qu’on a fini le timing d’implantation de Primera Gold et que nous commençons à stabiliser les gros profits et les détacher du net profit, il est temps que nous commencions à aller à l’étape de la répartition des richesses. La répartition des richesses va commencer notamment avec les assurances aux creuseurs et les soins, les frais de maternité et prénataux pour les femmes des creuseurs. Déjà nous sommes en discussion avec le DG du SAEMAPE pour nous remettre la liste des creuseurs qui sont dans le circuit et nous allons amorcer ce processus d’assurance. Il était d’abord question de faire le Map des zones d’exploitation artisanale, identifier les coopératives qui y opèrent, identifier les membres constitutifs de ces coopératives qui sont les creuseurs et d’ici là nous aurons la liste ».

Intervenir dans des projets de développement communautaire é été l’une des recommandations des membres du Conseil d’Administration.

« Ils ont recommandé que Primera puisse intervenir dans des projets de développement communautaire, entre autres la réhabilitation et la construction des écoles situées autour et dans les sites artisanaux. On doit sur ce point accompagner les enfants des creuseurs pour qu’ils étudient dans les bonnes conditions. Déjà pendant cette période, une école va être construite et on va faire en urgence pour que certaines écoles qui n’ont pas des bancs et des portes puissent être équipées. Je crois qu’au fur et à mesure qu’on travaille, sur toute notre chaîne il y aura des écoles qui seront construites. Posez moi la question après trois mois, et je vous dirai ce qui est déjà fait », a promis le DG de « Primera Gold ».

Dans la vision de faire mieux que ceux qui exploitent depuis des années les ressources naturelles du pays « sans impact »,  Primera groupe compte également s’investir dans la réhabilitation des routes.

« On a mis en place Primera Metals qui va s’occuper de l’industriel. Et comme c’est de l’industriel il a été question que Primera Gold signe une joint-venture avec Sakima, qui va mettre en place une société qui va développer les mines industrielles comme source de production. Ces minerais qui vont être extraits de manière industrielle ne vont pas être exportés en brut. Ils vont être transformés ici chez-nous. Là interviendra la question des cahiers des Charges, de l’impact social, des routes, hôpitaux, aéroports et plusieurs autres choses alignées sur ce plan. Dans cette vision, ça va permettre la construction de 500 kilomètres de route qui vont connecter le Sud-Kivu au Maniema en passant Kigulube-Mapama-Kalima ».

Kazibaziba promet que sa société va sillonner pour réhabiliter également des barrages et révolutionner l’ancien Kivu comme le veut le Président de la République.

Lire aussi: Déchéance de l’agrément de l’unique raffinerie d’or en RDC : arrêté « illégal, contradictoire et scandaleux » (GTT Mines et Hydrocarbures de la Société Civile)

« Ce projet va créer plus de 20 milles emplois directement sans parler des autres activités connexes », a soutenu Me Kazibaziba.

Il a promis que Primera étant une institution de portefeuille de l’état, il est important que tout le monde comprenne d’une manière transparente ce qui se passe avec ses activités pour et faveur de toute la nation.

Bertin Bulonza

3 comments

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.