Les États-Unis ont formellement quitté l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Le Département américain de la Santé et des Services sociaux (HHS) a annoncé, ce vendredi, la finalisation du retrait du pays de l’agence onusienne, mettant un terme au processus engagé par le président Donald Trump dès son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier 2025.
Dans un communiqué, le HHS précise que l’ensemble des financements américains à l’OMS a été interrompu et que tous les experts et personnels américains détachés auprès de l’organisation ont été rappelés sur le territoire national.
Ce retrait met fin à une relation historique. Les États-Unis, qui avaient contribué à la création de l’OMS, en étaient jusqu’ici le premier contributeur financier.
Selon les chiffres du HHS, Washington versait environ 680 millions de dollars par an, comprenant 111 millions de dollars de cotisations obligatoires et 570 millions de dollars de contributions volontaires.
Cependant, un différend financier demeure : l’OMS estime que les arriérés de paiement des États-Unis dépassent désormais 130 millions de dollars.
Le décret exécutif signé par le président Trump justifie cette décision par plusieurs griefs majeurs : La gestion de la pandémie de Covid-19 et des crises sanitaires suivantes, jugée défaillante, le refus d’engager des réformes structurelles considérées comme urgentes par Washington, une perte d’indépendance politique de l’OMS, accusée de subir l’« influence inappropriée » de certains États membres, en référence implicite à la Chine, une contribution financière jugée disproportionnée et injuste pour les États-Unis.
Ce retrait américain crée un vide financier et technique majeur au sein de la gouvernance mondiale de la santé, à un moment où la communauté internationale débat déjà de la réforme de l’architecture sanitaire internationale.
L’absence du principal bailleur de fonds de l’OMS pourrait fragiliser de nombreux programmes de surveillance, de prévention et de réponse aux crises sanitaires à l’échelle mondiale.

