Près de 16.000 enfants de moins de trois ans ont été vaccinés contre plusieurs maladies potentiellement mortelles le mois dernier dans la bande de Gaza, à l’occasion de la deuxième phase d’une campagne de rattrapage de vaccination de routine.
Cette opération a été menée conjointement par l’UNICEF, l’UNRWA, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et leurs partenaires, en collaboration avec le ministère de la Santé.
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, ces efforts visent à protéger les enfants contre des maladies telles que la rougeole, les oreillons et la rubéole, la diphtérie, le tétanos et la coqueluche, l’hépatite B, la tuberculose, la poliomyélite, le rotavirus et certaines formes de pneumonie.
Il souligne que cette campagne intervient « à un moment où leur vulnérabilité s’est accrue en raison du conflit ».
D’après l’OMS, plus de 80 % des enfants vaccinés lors de cette deuxième phase avaient déjà reçu des doses antérieures et étaient globalement à jour dans leur calendrier vaccinal. Environ 20 % avaient entamé leur vaccination de routine sans la compléter, ce qui met en évidence la nécessité de combler ces retards.
Lors de la première phase, organisée en novembre 2025, plus de 14.000 enfants avaient déjà été vaccinés. Une troisième et dernière phase est prévue en avril prochain afin de renforcer la couverture vaccinale.
Face au risque accru d’épidémies, notamment en raison des difficultés d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, les agences onusiennes rappellent que la vaccination demeure l’un des moyens les plus efficaces pour prévenir les maladies évitables.
L’OMS réitère par ailleurs son appel à la protection des civils, à un accès humanitaire libre et sans entrave à travers la bande de Gaza et à l’acheminement rapide de fournitures médicales essentielles.

