Inondations en Angola : le bilan s’alourdit, au moins 30 morts

Toamasina

Au moins 30 personnes ont perdu la vie dans les violentes inondations qui frappent actuellement l’Angola, selon un bilan communiqué mardi par la télévision publique. Ces pluies torrentielles, qui touchent particulièrement la capitale Luanda et plusieurs provinces du centre, ont plongé des milliers d’habitants dans une situation d’urgence.

En l’espace de 48 heures, le bilan humain a doublé, passant de 15 à plus de 30 décès. La province de Benguela est la plus durement touchée, avec 23 victimes recensées. À Luanda, les autorités font état d’au moins six morts et d’une personne portée disparue.

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Les infrastructures urbaines, souvent fragiles face à des précipitations extrêmes, ont été sévèrement endommagées. Routes submergées, habitations envahies par les eaux et réseaux d’assainissement débordés compliquent davantage l’intervention des secours.

Face à l’ampleur de la catastrophe, le président João Lourenço a appelé à une réponse rapide et coordonnée. Les priorités restent la recherche des disparus et la prise en charge des milliers de sinistrés contraints de fuir leurs habitations.

Les équipes de secours poursuivent leurs opérations dans des conditions difficiles, tentant d’atteindre les zones les plus isolées.

La situation dépasse désormais les frontières angolaises. En Namibie, la montée inquiétante du fleuve Zambèze a entraîné l’évacuation de milliers de riverains. Le niveau des eaux, largement au-dessus des normales saisonnières, fait craindre de nouvelles inondations dans la région.

Au-delà du drame humain, ces inondations relancent le débat sur la vulnérabilité des villes africaines face aux phénomènes climatiques extrêmes. L’intensification des pluies met en lumière les limites des infrastructures actuelles et l’urgence d’investir dans des systèmes urbains plus résilients.

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Plus qu’un événement isolé, cette catastrophe illustre un défi structurel : adapter les territoires pour protéger efficacement les populations face à des crises climatiques de plus en plus fréquentes et intenses.

Joseph Aciza

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