L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a vivement dénoncé les attaques visant des établissements médicaux et le personnel soignant dans la province d’Ilam, à l’ouest de l’Iran, dans un contexte de fortes tensions sécuritaires.
Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, de nombreux centres de santé ont été affectés à travers le pays ces dernières semaines, notamment dix postes de secours préhospitaliers. Plus de 50 secouristes auraient été blessés et plus de 200 ambulances endommagées. Il a également indiqué que des gaz lacrymogènes auraient été utilisés à l’hôpital Sina de Téhéran.
« La crise récente, selon les informations disponibles, a mis à rude épreuve le système de santé. Il est impératif que les établissements de santé soient protégés et puissent assurer leurs services essentiels sans entrave. Les soins de santé ne devraient jamais être une cible », a-t-il déclaré.
Le chef de l’OMS a par ailleurs fait état de témoignages indiquant que des soignants et des structures médicales ont été touchés par l’insécurité, empêchant la fourniture de services essentiels aux personnes dans le besoin.
Il a ajouté que des agressions contre des professionnels de santé ont été signalées ces derniers jours et qu’au moins cinq médecins auraient été placés en détention alors qu’ils prenaient en charge des patients blessés.
« J’exige la libération de tout soignant détenu. Le personnel de santé ne devrait jamais être victime d’intimidation », a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Enfin, l’OMS précise que l’hôpital Khomeini, situé à Ilam, a été attaqué début janvier. Des violences y ont été rapportées à l’intérieur et aux abords de l’établissement lors du transfert de blessés, perturbant les services et l’approvisionnement médicaux.

