Moins de 50 % des enfants issus des communautés autochtones sont enregistrés à l’état civil, au village Mayuano, dans le groupement Bapwele, en chefferie de Babila-Bakwanza, dans le territoire de Mambasa dans la province d’Ituri.
Cette révélation est faite le mardi 3 mars 2026 par Kembabo Diabo Juvenal, préposé de l’État civil et dont l’information est parvenue à la rédaction de la prunelle RDC ce jeudi 12 mars 2026 qui se dit très inquiet de cette réalité dans cette entité.
Il explique que cette faible adhésion contraste avec celle d’autres communautés non autochtones, d’où la majorité des parents procèdent à la déclaration des naissances, afin plusieurs causes dont l’ignorance sont à la base de cette situation.
, « Nous effectuons les réchauffements conformément à la loi. Nous les réalisons dans un délai de trois mois. Concernant les peuples autochtones, nous constatons qu’ils vivent majoritairement à l’intérieur de la forêt », se confie-t-il
Cependant, il souligne que durant les nombreuses guerres, ils ont fui dans les différentes directions Pour les retrouver, nous essayons d’engager des dialogues avec leurs chefs, Toutefois, nous n’en vont pas encore atteint 50 %, les taux restent encore très faibles.
« Nous établissons des rapports annuels et mensuels, nous constatons que la population commence déjà à respecter le programme de l’état civil en ce qui concerne la déclaration des naissances » précise -t-il.
Kembabo Diabo Juvenal affirme que l’enregistrement des décès reste cependant aussi faible, C’est la suite à l’ignorance de plusieurs familles.
Par ailleurs, il appelle ainsi les chefs des villages à renforcer la sensibilisation pour améliorer la situation Par rapport à l’enregistrement des décès.
De l’autre côté il donne de consigne pour l’enregistrement des décès malgré que tant de personnes sont dans l’ignorance mais nous continuons à les sensibiliser : – une fois que vous avez perdu votre proche à la maison, on vous demande d’arriver immédiatement avec la carte d’électeur de la personne enfin Vous vous présentez on prend votre identité, ainsi que l’identité de celui qui est décédé, en y joignant l’acte de décès que le médecin a délivré, explique-t-il.
À cet effet, il interpelle les dirigeants de la chefferie, de venir expliquer et sensibiliser la population sur la nécessité d’enregistrer les enfants car c’est gratuit, aucun paiement n’est exigé. « C’est une démarche nécessaire, malgré la situation des guerres que nous traversons » , martèle-t-il.
En matière des mariages civils, le tableau est plus encourageant que le jeune, et les familles répondent favorablement aux procédures officielles, conclut-il.

