Journée du zéro déchet : le PNUE alerte sur le coût climatique du gaspillage alimentaire

la centrale hydroélectrique Ruzizi I

À l’occasion de la Journée internationale du zéro déchet, célébrée ce 30 mars, le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE) tire la sonnette d’alarme sur l’impact climatique du gaspillage alimentaire. Selon l’organisation, jeter un aliment revient à gaspiller non seulement de l’eau et de l’énergie, mais contribue également de manière significative au réchauffement climatique.

Chaque année, des millions de tonnes de denrées alimentaires finissent à la poubelle, emportant avec elles des ressources vitales. Ce qui semble être un simple déchet domestique ou industriel constitue en réalité l’un des moteurs majeurs de la crise environnementale actuelle.

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Les chiffres publiés par le PNUE sont édifiants : les pertes et gaspillages alimentaires représentent jusqu’à 10 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

Plus préoccupant encore, le simple fait de jeter de la nourriture génère jusqu’à 14 % des émissions mondiales de méthane, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO₂ à court terme. Ces émissions proviennent non seulement de la décomposition des déchets dans les décharges, mais de l’ensemble de la chaîne de valeur, de la culture intensive au transport réfrigéré, en passant par la distribution.

Face à ces constats, le PNUE souligne que réduire le gaspillage alimentaire est un levier essentiel pour limiter le réchauffement climatique et respecter les engagements internationaux.

« Réduire les pertes et gaspillages alimentaires est essentiel pour diminuer les émissions et limiter le réchauffement climatique », rappelle l’organisation.

La lutte contre le gaspillage ne se limite pas aux cuisines : elle concerne tous les maillons de la chaîne alimentaire.

Parmi les mesures clés, il y a l’optimisation des infrastructures de stockage et de réfrigération pour éviter les pertes post-récolte, l’amélioration de la gestion de la distribution pour limiter les invendus, la sensibilisation des consommateurs à valoriser chaque ressource produite et adopter des comportements responsables.

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Alors que les ressources naturelles se raréfient et que le climat se dérègle, le PNUE rappelle que la sobriété n’est plus une option, mais une nécessité pour la survie écologique de la planète.

Joseph Aciza

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