Bien que la tuberculose soit une maladie évitable et curable, elle continue de faire des ravages à travers le monde, emportant chaque jour des milliers de vies. Dans un contexte international marqué par des crises multiples, la lutte contre cette épidémie demeure une urgence absolue. La célébration de la Journée mondiale contre la tuberculose, chaque 24 mars, vient ainsi rappeler la nécessité d’intensifier les efforts pour endiguer cette maladie.
Pour l’édition 2026, le thème retenu, « Oui ! Nous pouvons mettre fin à la tuberculose ! », se veut à la fois un message d’espoir et un appel à l’action.
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À travers ce slogan, l’Organisation mondiale de la santé exhorte les États, les partenaires et les communautés à agir sans délai, à investir davantage et à innover pour sauver des vies. Mettre fin à la tuberculose n’est plus une ambition lointaine, mais une responsabilité collective à portée de main.
Dans son communiqué, l’organisation souligne que ce thème traduit une volonté de renverser la tendance actuelle de l’épidémie, malgré un contexte mondial difficile.
Elle insiste sur l’importance d’un leadership fort des États, d’un renforcement des investissements nationaux et internationaux, ainsi que d’une adoption rapide des recommandations et innovations sanitaires. Une collaboration multisectorielle solide est également présentée comme essentielle pour atteindre cet objectif.
Pour l’OMS, l’urgence est claire : renforcer la lutte contre la tuberculose en mobilisant davantage de ressources, en intensifiant la recherche et en consolidant les acquis. À défaut d’une action rapide, le risque est réel : une augmentation des cas, une hausse des décès et un recul des progrès déjà réalisés.
Parmi les priorités identifiées figurent l’investissement stratégique dans la lutte contre la maladie, l’accélération de l’innovation et l’amélioration de l’accès aux outils de diagnostic, notamment au niveau communautaire. L’organisation insiste également sur la nécessité de maintenir des services de santé efficaces, même en période de contraintes budgétaires, afin d’éviter tout recul.
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En République démocratique du Congo, la tuberculose reste un problème majeur de santé publique. Le pays enregistre environ 4.000 décès chaque année, avec plus de 282.000 cas notifiés en 2024. Classée parmi les nations les plus touchées au monde, la RDC fait face à plusieurs défis, notamment la stigmatisation des malades, la banalisation de symptômes comme la toux et le retard dans la prise en charge.
Malgré la gratuité du traitement, des obstacles persistent, en particulier dans le dépistage précoce des cas. Autant de facteurs qui rendent la lutte contre la tuberculose plus que jamais prioritaire dans le pays.

