À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, les Nations Unies lancent un appel fort en faveur d’une inclusion pleine et entière des personnes autistes. Le Secrétaire général, António Guterres, a exhorté la communauté internationale à reconnaître leur droit fondamental à être actrices de leur propre destin.
Placée sous le thème « Autisme et humanité : chaque vie a de la valeur », l’édition 2026 marque un tournant. Loin de se limiter à la sensibilisation, elle met l’accent sur une transformation systémique des sociétés pour intégrer pleinement la neurodiversité.
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Instituée en 2007, cette journée internationale a progressivement évolué. D’un simple effort de visibilité, elle est devenue un mouvement global de plaidoyer pour la reconnaissance des droits et de la dignité des personnes autistes. Dans un contexte marqué par la résurgence de la désinformation et de discours stigmatisants, l’ONU rappelle avec fermeté que chaque vie autiste possède une valeur intrinsèque.
Pour l’organisation, l’inclusion des personnes neuroatypiques ne relève pas uniquement d’un impératif moral, mais constitue également un levier essentiel pour atteindre les Objectifs de développement durable (ODD). Une société qui valorise la neurodiversité est, selon elle, plus innovante, plus résiliente et plus équitable.
Dans son message, António Guterres insiste sur la nécessité de garantir des droits concrets : un accès équitable à l’éducation, aux soins de santé et à l’emploi.
« Leur talent, leur regard et leur apport enrichissent profondément notre monde », a-t-il déclaré, appelant à dépasser les approches restrictives encore dominantes.
L’édition 2026 met également en lumière le rôle croissant des organisations dirigées par les personnes concernées elles-mêmes. Parmi elles, l’Institut de la neurodiversité (ION), présent dans plus de 100 pays, s’impose comme un acteur clé.
En partenariat avec les Nations Unies, l’ION œuvre à transformer les politiques publiques en profondeur. L’ambition est de rompre avec une vision médicale centrée sur les déficits pour promouvoir une approche fondée sur les droits humains, la dignité et l’inclusion.
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En alignant la cause de l’autisme avec les Objectifs de développement durable, l’ONU et ses partenaires réaffirment une conviction centrale : le progrès collectif ne peut être atteint sans la pleine participation de toutes et tous, quels que soient leurs modes de fonctionnement neurologique.
