Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme : un psychologue éclaire sur les défis et les pistes d’accompagnement

un enfant atteint d’autisme
un enfant atteint d’autisme Photo : BBC

À l’occasion de la Journée mondiale de sensibilisation à l’autisme, célébrée chaque 2 avril, un psychologue met en lumière les réalités souvent méconnues des personnes vivant avec ce trouble, ainsi que les approches pour mieux les accompagner au sein de la société.

Selon Achiza Mandima Divin, l’autisme, également appelé trouble du spectre autistique, est un trouble neurodéveloppemental qui affecte principalement la communication, les interactions sociales et le comportement.

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Dans son analyse, il souligne que les personnes autistes font face à plusieurs défis majeurs. « Les difficultés de communication et d’interaction sociale figurent parmi les principaux obstacles. Elles peuvent avoir du mal à comprendre les expressions faciales, les gestes ou encore les règles sociales implicites », explique-t-il.

Le psychologue évoque également la rigidité cognitive, caractérisée par une résistance aux changements.

« Les personnes autistes peuvent éprouver des difficultés à s’adapter à de nouvelles routines, ce qui peut générer de la détresse », précise-t-il. À cela s’ajoutent des difficultés d’organisation et de planification, susceptibles d’impacter leur autonomie au quotidien.

Un autre défi majeur reste la stigmatisation et le manque de compréhension au sein de la communauté. Ces attitudes peuvent conduire à l’isolement social et à des formes de discrimination, aggravant la vulnérabilité des personnes concernées.

Pour atténuer ces difficultés, Achiza Mandima Divin recommande plusieurs stratégies. Parmi elles figurent la thérapie comportementale, notamment l’analyse appliquée du comportement (ABA), qui vise à développer les compétences sociales et à réduire certains comportements problématiques.

Il cite également la thérapie cognitivo-comportementale, ainsi que l’éducation spécialisée, comme des leviers importants pour favoriser l’apprentissage et l’inclusion.

Le rôle de la famille est aussi déterminant. « L’éducation et le soutien familial permettent de mieux comprendre l’enfant et d’adopter des attitudes adaptées à ses besoins », souligne-t-il, insistant sur le fait que chaque personne autiste est unique et nécessite un accompagnement individualisé.

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Enfin, le psychologue appelle la communauté à adopter des comportements plus inclusifs. Il recommande notamment de faire preuve d’écoute et de patience, de respecter les limites des personnes autistes (notamment face au contact physique ou aux environnements bruyants) et d’éviter tout jugement.

« Chaque personne mérite d’être respectée dans sa différence », conclut-il, plaidant pour une société plus compréhensive et inclusive envers les personnes vivant avec l’autisme.

Esther Rehema

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