À l’occasion de la 34ᵉ Journée mondiale des malades, célébrée ce 11 février, le pape Léon XIV a invité le monde entier à redécouvrir la beauté de la charité et la dimension sociale de la compassion, particulièrement envers les personnes malades et vulnérables.
Placée cette année sous le thème « La compassion du Samaritain : aimer en portant la douleur de l’autre », cette journée a été l’occasion pour le souverain pontife de rappeler que la solidarité envers les malades est au cœur du message chrétien.
« J’ai moi-même constaté, dans mon expérience de missionnaire et d’évêque au Pérou, combien de personnes font preuve de miséricorde et de compassion à l’exemple du Samaritain et de l’aubergiste », a déclaré le pape Léon XIV.
Dans son message, le pape souligne que la compassion ne se limite pas à un geste individuel, mais qu’elle s’inscrit dans un réseau de relations sociales et humaines. Il cite notamment les proches, les voisins, les professionnels de santé et les agents de la pastorale de la santé comme des acteurs essentiels de cette chaîne de solidarité.
Selon lui, ceux qui s’arrêtent, soignent, accompagnent et partagent ce qu’ils ont donnent à la compassion une véritable dimension sociale, capable de transformer la société.
Dans la chefferie de Kabare, au Sud-Kivu, la société civile rappelle que ce message intervient dans un contexte particulièrement difficile pour les malades, marqué par la crise sécuritaire et économique qui affecte l’Est de la République démocratique du Congo.
Selon les acteurs locaux, plusieurs structures sanitaires ont perdu des équipements essentiels lors des affrontements armés opposant les FARDC au groupe AFC-M23, compromettant gravement la qualité des soins.
« En plus de cette crise, les structures sanitaires font face à des attaques armées entraînant la perte de matériels médicaux et la destruction des infrastructures sanitaires à la suite des affrontements », déplore Innocent Nyakura, président de la société civile de Cirhunga.
Face à cette situation, la société civile de Kabare appelle les autorités nationales et la communauté internationale à renforcer la protection des malades et à garantir leur accès à des soins de santé de qualité, même en période de conflit.
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Elle rappelle également que les structures sanitaires sont inviolables selon le droit international humanitaire et doivent être protégées contre toute attaque.
Enfin, Innocent Nyakura lance un appel aux organisations humanitaires et aux personnes de bonne volonté afin qu’elles apportent une assistance urgente aux malades dans les différentes structures de santé de la région.

