La population du village de Muhongoza, situé dans la chefferie de Buhavu en territoire de Kalehe, fait face à une grave pénurie d’eau potable, consécutive au délabrement avancé des infrastructures d’adduction d’eau. Cette situation plonge des centaines de ménages dans une précarité sanitaire alarmante, contraignant les habitants, notamment les personnes âgées, les personnes vivant avec un handicap, les femmes allaitantes et les enfants, à parcourir plus d’un kilomètre chaque jour pour accéder à de l’eau.
Selon Rushisha Crispin, leader communautaire et président des déplacés de Katashola, cela fait plus d’une semaine que les habitants de Muhongoza, en particulier ceux de Katashola, ainsi que les structures sanitaires locales, peinent à se procurer de l’eau.
« La rivière Buloho, qui sert désormais de principale source d’eau, se trouve dans un endroit isolé et dangereux. Cette situation expose la population à l’insécurité. Des personnes mal intentionnées peuvent s’en prendre aux habitants sans que personne ne puisse leur venir en aide », a-t-il confié à La Prunelle RDC ce lundi 9 février 2026.
Au-delà des risques sécuritaires, la consommation de l’eau de la rivière Buloho expose la population à de graves dangers sanitaires. Cette eau, non traitée et insalubre, favorise la propagation de maladies hydriques telles que la diarrhée, les infections gastro-intestinales, la maladie des mains sales et le paludisme, dans une zone déjà fragilisée par l’insuffisance des services de santé.
« En utilisant cette eau impropre, la population de Muhongoza et de Katashola s’expose à plusieurs maladies d’origine hydrique, mettant en danger surtout les enfants et les personnes vulnérables », alerte Rushisha Crispin.
Face à cette situation critique, ce leader communautaire lance un appel pressant aux autorités territoriales et provinciales, ainsi qu’aux organisations humanitaires, afin qu’elles interviennent rapidement pour restaurer les infrastructures d’eau potable et mettre en place des solutions d’urgence.
« L’eau, c’est la vie. Sans eau potable, notre communauté est en danger », conclut-il.

