Au moins 23 personnes ont perdu la vie dans la nuit de vendredi à samedi à Nairobi, la capitale du Kenya, à la suite de fortes inondations provoquées par des pluies torrentielles. Ce bilan provisoire plonge la ville dans le deuil et ravive les critiques sur l’état des infrastructures urbaines face aux catastrophes climatiques.
Dans un communiqué, la police kényane indique que ces pluies diluviennes ont entraîné d’importantes pertes humaines, des dégâts matériels considérables, la coupure de plusieurs axes routiers stratégiques et le déplacement de nombreux habitants.
Sur le terrain, les équipes de secours, appuyées par la Croix-Rouge kényane, restent mobilisées pour rechercher d’éventuels disparus et évacuer les habitants encore piégés par les eaux.
Les inondations ont touché plusieurs quartiers de la capitale, aussi bien les zones densément peuplées que certains secteurs résidentiels, dont Parklands. Des rues sont recouvertes de boue et de débris, rendant plusieurs zones difficilement accessibles.
« Nous assistons à une véritable catastrophe », a déclaré Munir Ahmed, porte-parole de la Croix-Rouge kényane, précisant que l’impact des pluies dépasse la seule capitale et affecte également plusieurs comtés agricoles, ce qui pourrait menacer la sécurité alimentaire dans certaines régions du pays.
Au-delà du drame humanitaire, cette catastrophe ravive aussi les tensions politiques. Sur les réseaux sociaux, le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, fait face à une vague de critiques. Élu en 2022 sur la promesse de moderniser le système de drainage de la ville, il est aujourd’hui accusé par certains citoyens et activistes de ne pas avoir suffisamment anticipé les risques d’inondation.
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Le militant Nelson Amenya a notamment dénoncé ce qu’il qualifie de défaillance systémique dans la gestion des inondations, pointant l’absence de mesures efficaces pour prévenir ce type de catastrophe.
Alors que les prévisions météorologiques restent incertaines, les autorités redoutent une aggravation du bilan humain et matériel dans les prochains jours.

