Au moins 81 personnes ont perdu la vie et des milliers d’autres ont été déplacées au Kenya depuis le début du mois de mars 2026, à la suite de pluies torrentielles qui plongent le pays dans une crise humanitaire majeure.
Selon un communiqué du porte-parole de la police nationale, Muchiri Nyaga, le bilan provisoire fait état de « 81 décès cumulés et plus de 2.690 familles déplacées par la montée des eaux ». Les autorités redoutent une aggravation de la situation, alors que de nouvelles précipitations sont attendues jusqu’à mardi, avec un risque accru de rupture de barrages et de glissements de terrain.
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La capitale Nairobi paie le plus lourd tribut, avec 37 morts recensés. Les quartiers informels situés en aval des barrages sont particulièrement menacés par d’éventuelles inondations, dans un contexte de saturation des infrastructures hydrauliques.
Dans l’ouest du pays, notamment dans le comté de Kisumu, la situation est tout aussi critique. Le débordement de la rivière Mirui a submergé la région de Nyakach, contraignant près de 3.000 familles à fuir leurs habitations. Les dégâts agricoles sont considérables : plus de 1.200 hectares de cultures ont été emportés, compromettant les récoltes et la sécurité alimentaire locale.
D’autres drames ont été signalés à Kasaka, où deux personnes ont péri dans un glissement de terrain, ainsi qu’à Kiambu, où deux habitants sont morts noyés.
Face à l’urgence, les populations sinistrées s’organisent pour survivre. Des familles traversent les zones inondées avec leurs biens ou rejoignent, souvent dans des embarcations de fortune, l’un des huit centres d’évacuation d’urgence mis en place.
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Ces inondations s’inscrivent dans un contexte de phénomènes climatiques extrêmes de plus en plus fréquents en Afrique de l’Est.
Après des épisodes de sécheresse sévère, ces pluies diluviennes illustrent la vulnérabilité accrue de la région face au dérèglement climatique d’origine humaine, qui intensifie la fréquence et la violence de ces catastrophes.

