Neuf ambulanciers ont été tués et sept autres blessés lors d’attaques visant des établissements de santé dans le sud du Liban, a dénoncé l’Organisation mondiale de la santé, qui tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des violences contre les personnels médicaux.
Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, ces attaques s’inscrivent dans une escalade de la violence observée depuis le 2 mars 2026. « Sept autres ambulanciers ont été blessés lors de ces attaques », a-t-il précisé, ajoutant que plus de 120 agents de santé ont été touchés depuis le début de cette période.
Le patron de l’OMS a indiqué que le mois de mars figure parmi les plus meurtriers pour les travailleurs de la santé dans le pays.
« Mars a été le deuxième mois le plus meurtrier pour les travailleurs de la santé au Liban depuis que l’OMS a commencé à surveiller les attaques contre les soins de santé en octobre 2023 », a-t-il déclaré.
Ces violences ont des conséquences directes sur l’accès aux soins. D’après l’OMS, quatre hôpitaux et 51 centres de soins de santé primaires sont désormais fermés, réduisant considérablement la prise en charge des populations dans un contexte déjà critique. Plusieurs autres structures fonctionnent à capacité réduite après avoir subi des dommages partiels.
Les attaques de ce samedi ont particulièrement touché des équipes médicales déployées dans cinq localités du sud du pays. Tedros Adhanom Ghebreyesus a détaillé les incidents.
« À Zoutar al-Sharqiya, cinq agents de santé ont été tués et deux blessés, dont un grièvement. À Kfar Tibnit, deux autres ont été tués et trois blessés. Un ambulancier a été tué lors d’une attaque contre un centre de santé à Ghandouriyeh, et un autre lors d’une frappe à Jezzine. Deux personnes ont également été blessées à Kfar Dajjal. »
Face à cette situation, l’OMS rappelle les principes du droit international humanitaire, qui protègent les personnels et infrastructures de santé en période de conflit.
« Les agents de santé ne devraient jamais être pris pour cible », a insisté son directeur général.
L’organisation appelle à une cessation immédiate des attaques.
« Le seul moyen de mettre fin à ces tragédies est de mettre fin aux attaques contre les soins de santé, maintenant », a conclu Tedros Adhanom Ghebreyesus.

