La province du Lualaba est une nouvelle fois endeuillée par un drame minier. Dans la nuit du vendredi 6 au samedi 7 février 2026, un éboulement s’est produit dans la carrière de Tulwizembe, située à une vingtaine de kilomètres de Kolwezi, causant la mort d’au moins 11 creuseurs artisanaux.
Selon des sources locales concordantes, les victimes ont perdu la vie alors qu’elles se trouvaient à l’intérieur du site minier au moment de l’effondrement. Les dépouilles devaient être inhumées ce lundi, tandis que les blessés ont été évacués vers différentes structures hospitalières de Kolwezi pour y recevoir des soins.
Alors que les familles pleurent leurs proches, les circonstances exactes du drame font l’objet de versions divergentes. La coopérative COMIBAKAT et le comité des creuseurs affirment que les victimes auraient accédé clandestinement au site après 16 heures, en violation des mesures de sécurité en vigueur. Ils attribuent l’éboulement aux fortes pluies qui auraient fragilisé les parois de la mine au cours de la nuit.
Cette version est toutefois contestée par d’autres sources, qui mettent en cause l’entreprise chinoise Thomas Mining, partenaire financier de la coopérative. Selon ces témoignages, la société menait des travaux de séchage du site, lesquels n’auraient pas été achevés au moment où les mineurs se trouvaient encore sur le terrain, exposant ces derniers à de graves risques.
Ce nouveau drame s’inscrit dans une série tragique qui frappe les zones minières du Lualaba. En l’espace de deux mois, les sites de Mulondo (environ 30 morts) et de Kisankala (5 morts) ont également été le théâtre d’accidents mortels.
Au-delà du Lualaba, les effondrements de mines artisanales sont devenus récurrents dans plusieurs provinces de la RDC, à l’image de la catastrophe de Rubaya, au Nord-Kivu, où au moins 300 personnes ont péri le 29 janvier dernier.
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Face à la gravité et à la répétition de ces tragédies, de plus en plus de voix s’élèvent pour appeler les autorités à renforcer l’encadrement du secteur minier artisanal, à sécuriser les sites d’exploitation et à protéger la vie des travailleurs qui opèrent souvent dans des conditions extrêmement précaires.

