Le gouvernement congolais a évalué, mardi 24 février, les actions menées dans le cadre de la lutte contre la fraude minière, à la suite de l’adoption de la feuille de route nationale. La séance de travail était présidée par le Vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo.
Cette rencontre a également réuni le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, ainsi que des représentants de la Commission Nationale de Lutte contre la Fraude Minière (CNLFM).
Au cours des échanges, la commission nationale a présenté les progrès enregistrés depuis l’adoption de la feuille de route nationale de lutte contre la fraude minière. Les autorités ont notamment salué les efforts réalisés dans l’amélioration de la coordination entre les services impliqués dans la gestion du secteur minier ainsi que dans le renforcement des mécanismes de contrôle des circuits d’exploitation.
Ces mesures visent à améliorer la traçabilité des minerais et à limiter les pratiques illégales qui fragilisent l’économie nationale.
Malgré les avancées signalées, plusieurs défis demeurent. Les participants ont notamment évoqué les cas d’envahissement illégal de certains sites miniers ainsi que la persistance de l’exploitation illicite des ressources minières.
La lutte contre la fraude minière reste un enjeu majeur dans un pays dont l’économie dépend fortement du secteur extractif, particulièrement dans les zones riches en ressources naturelles.
À l’issue de la réunion, des orientations ont été arrêtées pour renforcer les interventions sur le terrain. Les autorités souhaitent mettre fin à la fraude minière, protéger les industries opérant dans le respect de la loi et sécuriser les exploitants artisanaux disposant d’autorisations légales.
Le gouvernement réaffirme ainsi sa volonté de consolider la gouvernance du secteur minier et d’améliorer la contribution de l’exploitation des ressources naturelles au développement économique du pays.

