Maroc : Fin d’une sécheresse de sept ans grâce à des pluies hivernales exceptionnelles

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Après sept années de sécheresse quasi continue, le Maroc respire enfin. L’hiver 2026 a apporté des précipitations record, permettant un remplissage stratégique des barrages et redonnant un souffle vital au secteur agricole national.

Le ministre de l’Eau, Nizar Baraka, a annoncé lundi que le cycle de sécheresse qui frappait le royaume chérifien est officiellement terminé. Selon les chiffres officiels, les précipitations enregistrées cet hiver ont progressé de 95 % par rapport à la saison précédente, dépassant la moyenne saisonnière habituelle de 17 %.

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« Ce volume d’eau rétablit une sécurité hydrique longtemps compromise et constitue un signal fort pour nos agriculteurs », a précisé le ministre devant le parlement.

Le taux moyen de remplissage des barrages est désormais de 46 %, un niveau inédit depuis plusieurs années. Plusieurs réservoirs stratégiques affichent désormais des capacités totales, garantissant l’approvisionnement en eau potable et en irrigation pour les régions intérieures.

Le secteur agricole, pilier de l’économie marocaine, avait été durement touché par cette sécheresse :

  • baisse drastique de la production céréalière, notamment le blé,
  • diminution significative du cheptel national,
  • pertes massives d’emplois en milieu rural.

Ces pluies hivernales offrent un répit essentiel, permettant de relancer les cultures et de sécuriser l’élevage.

Malgré ce répit, le gouvernement maintient sa politique structurelle de sécurité hydrique. Le Maroc accélère son programme de dessalement de l’eau de mer, visant à porter la part de l’eau dessalée dans la consommation potable à 60 % d’ici 2030 (contre 25 % actuellement).

Cette mesure vise à préserver les barrages pour l’agriculture et les besoins des zones intérieures, afin d’éviter de nouvelles crises liées au climat.

« Nous tirons les leçons de cette sécheresse prolongée et préparons le pays aux aléas climatiques futurs », a rappelé Nizar Baraka.

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Le Maroc semble donc tourner la page d’une crise hydrique historique, tout en consolidant ses mécanismes pour une gestion durable et résiliente de l’eau.

Joseph Aciza

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