Le gouvernement mozambicain a lancé vendredi un appel urgent à la solidarité internationale face à des inondations d’une ampleur inédite depuis plusieurs décennies, qui ont déjà provoqué 600.000 déplacés et des infrastructures dévastées dans plusieurs provinces du pays.
Selon l’Institut national de gestion des catastrophes (INGD), les provinces les plus touchées sont Gaza, Zambézia, Inhambane et Sofala. Dans la seule province de Gaza, 40 % du territoire est sous les eaux, et 13 décès ont été officiellement recensés, un bilan jugé provisoire par les autorités.
Le vice-président de l’INGD, Gabriel Monteiro, a reconnu l’ampleur exceptionnelle du phénomène.
« L’ampleur de ce phénomène dépasse tous nos plans de contingence. Nos ressources sont insuffisantes pour contenir les effets dévastateurs de ces inondations. »
Sur le terrain, la situation sanitaire devient critique : les rescapés s’entassent dans des zones de regroupement où l’accès à l’eau potable, à la nourriture et à l’assainissement est quasi inexistant, faisant craindre des épidémies de maladies hydriques.
Face à cette urgence, l’Afrique du Sud et le Royaume-Uni ont déjà déployé des contingents militaires pour soutenir les opérations de sauvetage et de largage de vivres. Cette catastrophe rappelle les inondations historiques de 2000, qui avaient coûté la vie à près de 1.000 personnes et démontrent la vulnérabilité extrême de la région face aux dérèglements climatiques malgré les systèmes d’alerte renforcés depuis.
Le gouvernement mozambicain plaide désormais pour une mobilisation internationale coordonnée, afin d’éviter que la crise humanitaire ne s’aggrave dans les jours à venir.

