Avec l’appui financier d’ARCOS, l’Organisation des Écologistes Amis de la Nature (OCEAN) a lancé une opération de géoréférencement des plantules mises en terre par les agriculteurs du groupement de Mumosho, membres des Associations Amis de la Nature, dans la plaine de la Ruzizi.
Cette activité, entamée le 9 décembre 2025, s’inscrit dans le cadre du projet KiRuCaRe (Restauration du bassin versant du Kivu et de la Ruzizi), qui vise à contribuer à la restauration des écosystèmes dégradés et à renforcer la résilience environnementale des communautés locales.
Après la phase de plantation des plantules, amorcée au mois de novembre avec une forte participation communautaire des bénéficiaires regroupés au sein des Associations Amis de la Nature, le projet est entré dans une deuxième étape consacrée au suivi et au monitoring des plantules mises en terre. C’est dans ce cadre qu’a débuté le géoréférencement, une opération consistant à collecter les coordonnées géolocalisées de chaque plantule dans les champs des bénéficiaires.
Selon l’ingénieur Omombo Mulamba Toussaint, responsable du projet KiRuCaRe, l’équipe déployée sur le terrain a utilisé des smartphones dotés de logiciels spécialisés permettant de capturer des images associées aux coordonnées géographiques exactes des plantules plantées.

Il précise que ce processus a également permis d’identifier les plantules qui n’ont pas repris après la mise en terre, ouvrant ainsi la voie à une phase de regarnissage des vides.
« Cette identification nous a permis d’amorcer le remplacement des plantules qui n’ont pas pu se développer. Les images collectées sur le terrain ont été centralisées et encodées dans un logiciel spécifique, ce qui facilitera non seulement le suivi, mais aussi la cartographie précise des plantules installées dans les champs des bénéficiaires », explique Omombo Mulamba Toussaint.
Il souligne par ailleurs l’importance de l’intégration des technologies numériques dans les initiatives de reboisement, notant que plusieurs projets se limitent souvent à la seule phase de plantation, sans assurer un suivi rigoureux, ce qui réduit leur impact réel sur la restauration des zones dégradées.
Pour Omombo Mulamba, cette approche innovante permet un suivi à distance et à long terme des plantules, depuis leur mise en terre jusqu’à leur exploitation ou tout autre usage, garantissant ainsi la conformité des activités aux engagements pris avec les partenaires et les communautés bénéficiaires.
« Ce projet constitue pour nous une grande satisfaction. Plus de 90 % des plantules mises en terre ont déjà été géoréférencées grâce au travail de l’équipe de terrain. Le processus se poursuit, d’autant plus que de nouvelles plantules continuent d’être mises en terre », conclut-il.
Pour rappel, un total de 16.000 plantules a été distribué et planté par les bénéficiaires du projet. Ces plantules sont réparties en trois catégories : 50 % d’espèces locales, 30 % d’espèces fruitières et 20 % d’espèces exotiques.



