À l’occasion de la Journée internationale des forêts, le cadre de concertation de la société civile du territoire de Mwenga a lancé un message fort en faveur de la protection et de la gestion durable des ressources forestières, mettant en lumière leur rôle central dans l’économie locale et la survie des communautés.
Proclamée en 2012 par l’Assemblée générale des Nations unies, cette journée est célébrée en 2026 sous le thème « Les forêts et l’économie ». Une thématique qui met en évidence l’importance des forêts comme moteurs de prospérité, soutenant des millions d’emplois, la bioéconomie et la production de matériaux durables.
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Dans son message, le cadre de concertation souligne que les forêts, tant au niveau mondial qu’en République démocratique du Congo et particulièrement à Mwenga, jouent un rôle vital. Elles agissent comme de véritables poumons verts, contribuant à la production d’oxygène, à la régulation du climat, à la protection des sols et à la filtration de l’eau, tout en soutenant les moyens de subsistance de millions de personnes.
L’organisation insiste également sur le potentiel économique des forêts dans le territoire de Mwenga, où des milliers d’emplois dépendent directement ou indirectement des ressources forestières. À ce titre, elle encourage les initiatives de foresterie communautaire, reconnues par le code forestier congolais, comme un levier essentiel de développement local, de lutte contre le changement climatique et de sécurisation foncière.
« Nous appelons ces organisations à multiplier leurs actions sur le terrain, afin de donner un sens réel à cette journée commémorative, tout en veillant à l’implication effective des communautés locales », a déclaré Mukamba Milenge Henri, président de cette structure citoyenne.
Cependant, le tableau reste préoccupant. La société civile dénonce plusieurs menaces majeures qui pèsent sur les forêts de Mwenga, notamment le déboisement lié à l’exploitation de bois et à la production de charbon, l’agriculture sur brûlis, ainsi que l’exploitation artisanale de l’or et d’autres minerais stratégiques.
Ces pressions humaines compromettent gravement les fonctions écologiques des forêts, mettant en péril la biodiversité, l’économie locale et le bien-être des populations, tant présentes que futures.
Face à cette situation, plusieurs recommandations ont été formulées. À l’État congolais, il est demandé de renforcer la vulgarisation du code forestier et de promouvoir les énergies renouvelables, notamment à travers la relance des projets de centrales photovoltaïques. Les autorités locales sont appelées à mettre en place des mécanismes de reforestation et à veiller au respect des normes environnementales.
Les partenaires techniques et financiers sont invités à intensifier leurs interventions sur le terrain, tandis que la société civile est encouragée à renforcer la sensibilisation communautaire. Enfin, la population de Mwenga est exhortée à protéger et préserver les ressources naturelles, considérées comme le socle de la vie et du développement durable.

