Le Parc national des Virunga enregistre une avancée significative dans la protection de sa biodiversité. Le dernier recensement des hippopotames, réalisé en février 2026, révèle une reprise encourageante de cette espèce emblématique longtemps menacée.
Selon les résultats publiés par le parc, 171 groupes d’hippopotames ont été identifiés dans les zones étudiées, avec une forte concentration au sud du Lac Édouard, désormais considéré comme le principal bastion de l’espèce.
À cela s’ajoute la présence de 153 petits hippopotames, signe d’un renouvellement naturel de la population. Au total, les estimations actuelles dépassent désormais 2.700 individus, confirmant une tendance à la hausse après plusieurs années de déclin.
Le parc attribue cette progression à plusieurs facteurs clés. C’est notamment le renforcement des patrouilles des rangers, l’amélioration des dispositifs de surveillance, l’utilisation de nouvelles technologies pour le suivi de la faune
Ces efforts ont permis de mieux protéger les hippopotames contre des menaces persistantes telles que le braconnage et la dégradation de leur habitat.
Ces résultats positifs interviennent dans un contexte sécuritaire complexe dans l’Est de la République démocratique du Congo. Malgré ces défis, le parc continue de maintenir ses activités de conservation, renforçant son rôle de sanctuaire pour la biodiversité.
Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le site reste l’un des espaces naturels les plus riches d’Afrique.
Ce recensement intervient peu après un autre événement marquant : la naissance exceptionnelle de jumeaux gorilles de montagne dans le groupe Baraka, dans le secteur Mikeno.
Pour de nombreux observateurs, ces avancées traduisent une dynamique positive dans la préservation des espèces, illustrant l’efficacité des stratégies mises en place au sein du parc.
