L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé une vaste campagne de vaccination gratuite contre le Virus du papillome humain (VPH) en Afrique et en Inde, dans le but de lutter contre le cancer du col de l’utérus, l’une des principales causes de mortalité chez les femmes dans plusieurs pays à revenu faible ou intermédiaire.
Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, cette campagne vise à vacciner près de 12 millions de filles âgées de 14 ans chaque année afin de réduire significativement les infections liées au papillomavirus humain.
Le responsable de l’OMS a appelé les pays à renforcer leurs efforts pour atteindre les objectifs de la stratégie mondiale de l’organisation visant à éliminer le cancer du col de l’utérus.
Cette stratégie repose sur la règle dite « 90-70-90 » d’ici 2030. Il s’agit de 90 % des filles entièrement vaccinées contre le VPH, 70 % des femmes dépistées au moins une fois, 90 % des femmes atteintes d’un cancer du col de l’utérus ou de lésions précancéreuses bénéficiant d’un traitement approprié.
À titre d’exemple, Afrique du Sud a déjà mis en place un programme visant à garantir que toutes les filles âgées de 9 à 14 ans reçoivent le vaccin contre le VPH.
En République démocratique du Congo, le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale a annoncé l’introduction du vaccin contre le papillomavirus humain dans le calendrier national de vaccination à partir de 2026.
Cette annonce a été faite à l’occasion de la Journée mondiale pour l’élimination du cancer du col de l’utérus, célébrée chaque 17 novembre.
Selon les autorités sanitaires congolaises, l’introduction de ce vaccin constitue une avancée majeure pour la protection des femmes et des jeunes filles, face à l’un des cancers les plus meurtriers dans le pays.

