Ouganda : Échange entre le Bassin du Nil et la Commission du Zambèze sur la résilience climatique et la gestion transfrontalière de l’eau

ZAMCOM

Vingt-quatre responsables de la Commission du Bassin du Zambèze (ZAMCOM) et de ses institutions partenaires ont participé du 9 au 13 mars à une visite d’échange avec l’Initiative du Bassin du Nil (NBI) en Ouganda. L’objectif était de partager des expériences sur la résilience climatique et la gestion coopérative des ressources en eau transfrontalières.

« Le Bassin du Nil soutient des centaines de millions de personnes dont les moyens de subsistance dépendent de systèmes hydriques soumis à un stress climatique croissant », a expliqué le Dr Nestor Niyonzima, Directeur exécutif de la NBI. « Travailler ensemble et apprendre des expériences mutuelles renforce la capacité des institutions régionales à améliorer la gouvernance de l’eau et planifier des investissements pour le bénéfice des communautés. »

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Le Nil, qui traverse 11 pays africains et couvre près de 10 % du continent, constitue un bassin vital pour l’Afrique. La NBI, partenariat intergouvernemental de tous les pays du bassin sauf l’Érythrée, est reconnue pour son expertise en gestion transfrontalière des ressources en eau.

Cette visite fait suite à une mission similaire de la NBI au Bassin du Zambèze en 2024, où la délégation avait rencontré des institutions locales et visité le barrage de Kariba, l’une des plus grandes centrales hydroélectriques africaines. Ces missions réciproques reflètent un renforcement de la coopération entre organisations de bassins fluviaux africains.

La délégation ZAMCOM, conduite par Elice Engebert, Présidente du Comité Technique de ZAMCOM, comprenait des responsables du Secrétariat de ZAMCOM et de ZAMTEC, ainsi que des représentants de Hidroeléctrica de Cahora Bassa et de la Zambezi River Authority. Le Bassin du Zambèze englobe huit pays et abrite les chutes Victoria, symbole du patrimoine naturel partagé.

Selon Felix Ngamlagosi, Secrétaire exécutif de ZAMCOM, « la variabilité climatique affecte la disponibilité de l’eau, les écosystèmes, la production énergétique et les moyens de subsistance. Tirer parti de l’expérience de la NBI en planification et gestion à l’échelle du bassin renforcera notre réponse collective. »

Les participants ont échangé avec des spécialistes de la NBI sur la gestion régionale de programmes, la collecte de données hydrologiques, la planification d’investissements et l’utilisation de plateformes comme le Nile Basin Decision Support System et le Integrated Knowledge Portal, essentiels pour une gestion de l’eau fondée sur des données probantes.

La délégation a visité la station hydrologique de Jinja, point de départ du Nil depuis le lac Victoria, ainsi qu’un site d’embarquement sur le lac George et un laboratoire de suivi de la qualité de l’eau du ministère ougandais de l’Eau et de l’Environnement, créés dans le cadre du projet LEAF II entre l’Ouganda et la RDC, financé par la Banque africaine de développement et le Fonds pour l’environnement mondial.

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Cette mission s’inscrit dans le cadre du Programme de Développement Intégré et d’Adaptation au Changement Climatique dans le Bassin du Zambèze (PIDACC Zambèze), financé par la BAD avec l’appui technique de la Convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification et du Climate Resilient Infrastructure Development Facility du Royaume-Uni.

Jean-Luc M.

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