Le gouvernement congolais a annoncé une série de mesures strictes pour encadrer l’exploitation minière artisanale, à la suite de l’éboulement meurtrier survenu à Kakanda, dans la province du Lualaba, ayant coûté la vie à onze creuseurs.
Dans un communiqué officiel publié le 17 mars 2026, le ministère des Mines détaille un plan d’action axé sur la sécurisation des sites miniers, la formalisation du secteur et la répression des activités clandestines.
Le drame, survenu dans la nuit du 10 au 11 mars sur le site de Safi à Kakanda, s’est produit dans une zone pourtant formellement interdite. Selon les conclusions de l’enquête de terrain, les victimes exploitaient illégalement une portion du Permis d’exploitation n°469 appartenant au groupe Eurasian Resources Group.
Face à ce nouveau drame humain, les autorités congolaises entendent désormais rompre avec les pratiques informelles qui continuent de coûter des vies dans le secteur minier.
D’abord, la relocalisation encadrée des creuseurs artisanaux. Les exploitants dits « de bonne foi » seront transférés vers des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA) aménagées, avec l’appui du Service d’Assistance et d’Encadrement des Mines Artisanales et à Petite Échelle. L’objectif est de garantir un encadrement technique et sécuritaire permanent, tout en favorisant leur intégration dans un cadre légal.
Ensuite, le gouvernement affirme sa volonté de restaurer la légalité sur les concessions industrielles, notamment celles de Boss Mining. Il s’agit de sécuriser totalement ces sites afin de permettre la reprise des activités industrielles, débarrassées de toute occupation illégale.
Enfin, un volet répressif accompagne ces mesures. Le ministère confirme le maintien de la suspension des entités de traitement impliquées dans l’achat de minerais issus de filières illicites. Par ailleurs, la justice a été saisie pour engager des poursuites contre les réseaux clandestins et leurs soutiens financiers.
À travers cette série de décisions, l’exécutif congolais réaffirme son ambition d’accélérer la formalisation du secteur minier artisanal, afin de mettre fin aux drames récurrents liés à l’exploitation illégale des ressources naturelles en République démocratique du Congo.

