Ce vendredi, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé la 77ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres à la Cité de l’Union africaine, jonglant entre urgences sécuritaires et projets économiques d’envergure. Absente, la présidence du Président Félix Tshisekedi, en mission aux États-Unis, a été assurée en pleine conformité avec l’article 79 de la Constitution.
Le dossier phare de cette séance a été le projet hydroélectrique de Kinsuka, dont la capacité projetée de 900 MW pourrait considérablement réduire le déficit énergétique qui freine la capitale et ses pôles industriels.
En liant ce projet à une nouvelle cartographie intégrant mines et énergie, le gouvernement vise à renforcer l’autonomie énergétique du pays tout en optimisant l’exploitation des ressources naturelles.
Malgré ces ambitions, le Conseil des ministres a également examiné la dégradation sécuritaire et humanitaire sur le terrain. Les déplacements massifs de populations et les menaces épidémiologiques mettent à l’épreuve le budget de l’État, poussant l’exécutif à affiner ses mécanismes de réponse pour éviter l’enlisement.
Autre dossier marquant : le secteur culturel, longtemps négligé, et en particulier le cinéma congolais. Un projet de décret a été examiné pour créer un organisme public de régulation et de promotion, avec un accent sur la réhabilitation des infrastructures cinématographiques.
L’objectif : transformer le potentiel créatif des Congolais en une industrie structurante et génératrice d’emplois, intégrant culture et économie.
Entre gestion des crises immédiates et planification stratégique à long terme, ce 77ᵉ Conseil des ministres illustre l’ampleur des défis et priorités du gouvernement. La communication institutionnelle, elle aussi en pleine professionnalisation, cherche à mieux rendre compte de ces avancées auprès des citoyens.

