À l’occasion de la Journée mondiale contre le cancer, célébrée ce 4 février 2026 à Kinshasa, l’exécutif congolais a réaffirmé sa détermination à freiner la progression des maladies non transmissibles. Placée sous le thème « Unis par l’Unique », cette commémoration marque un tournant dans l’accès aux soins pour les patients vulnérables.
Dans une communication publiée sur le site officiel du ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale, le gouvernement de la République démocratique du Congo a réitéré son engagement à faire de l’oncologie une priorité nationale de santé. Cette orientation, portée par le leadership du chef de l’État Félix Tshisekedi, s’inscrit désormais de manière structurelle dans le déploiement de la Couverture santé universelle (CSU).
Alors que les maladies non transmissibles gagnent du terrain sur le continent africain, la RDC choisit de renforcer sa riposte. Le message est clair : le cancer ne doit plus être une condamnation à mort liée au manque de moyens financiers, mais une maladie prise en charge par la solidarité nationale.
Le bilan présenté par les autorités met en lumière des avancées significatives enregistrées au cours des six dernières années. La création du Centre national de lutte contre le cancer (CNLC) a permis de centraliser l’expertise et de coordonner les politiques de prise en charge à l’échelle du territoire. Plus de 2 000 patients ont déjà bénéficié d’une prise en charge directe. Par ailleurs, la gratuité a été instaurée pour plusieurs protocoles thérapeutiques essentiels, réduisant ainsi les barrières financières qui excluaient jusque-là une grande partie de la population des soins spécialisés.
Malgré ces progrès, le gouvernement reconnaît que les défis restent considérables. La décentralisation des infrastructures spécialisées et le renforcement de la prévention et du dépistage précoce figurent parmi les priorités pour l’année 2026.
Pour y parvenir, les autorités entendent mobiliser davantage de partenaires techniques et financiers. L’objectif est de garantir une prise en charge durable et équitable, afin que chaque citoyen, de Kinshasa aux zones les plus reculées du pays, puisse accéder aux diagnostics et aux thérapies innovantes.
En célébrant « l’Unique », c’est l’unité de toute une nation face à ce fléau qui a été mise en avant dans la capitale, avec la promesse d’un système de santé plus résilient et plus protecteur pour tous.

