Le gouvernement congolais a clôturé, ce jeudi 8 janvier 2026, une session de formation intensive destinée à 160 cadres et agents du Secrétariat général aux Mines, dans le but de renforcer la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie nationale sur les minéraux et métaux critiques. Cette formation, assurée par l’École nationale d’administration (ENA RDC), intervient au moment même où cette stratégie a été validée à l’hôtel Pullman Karavia de Lubumbashi.
Selon une communication publiée sur le site officiel du ministère des Mines, cette initiative vise à doter l’administration minière de compétences techniques solides capables de répondre aux exigences de la transition énergétique mondiale, notamment en matière de gouvernance, de contrôle et de transformation locale des ressources.
Au total, les 160 bénéficiaires ont suivi des modules spécialisés portant sur la maîtrise des textes légaux, les mécanismes de contrôle, ainsi que les principes de la gouvernance moderne. L’objectif affiché est de transformer ces agents en acteurs de performance, capables de traduire les orientations politiques en actions concrètes sur le terrain et d’améliorer l’efficacité des services publics dans un secteur souvent critiqué pour ses lourdeurs administratives.
Au-delà du renforcement des capacités humaines, l’enjeu central de cette rencontre a été la validation de la “Stratégie nationale sur les minéraux et métaux critiques”, élaborée avec l’appui technique de Southern Africa Resources Watch (SARW). Ce document stratégique définit la trajectoire de la RDC dans la gestion de ses ressources minières clés pour les années à venir.
Les travaux techniques ont été structurés autour de quatre piliers majeurs :
- L’industrialisation durable, avec la transformation locale des minerais comme priorité afin de rompre avec l’exportation brute ;
- Le respect des normes ESG (environnementales, sociales et de gouvernance), pour garantir l’acceptabilité des minerais congolais sur les marchés internationaux ;
- La mobilisation des énergies propres, en liant l’activité minière au développement énergétique national ;
- Le partage équitable des revenus, en faveur des communautés locales vivant à proximité des sites d’exploitation.
Pour les observateurs et partenaires techniques, l’attention se porte désormais sur la mise en œuvre effective de cette feuille de route. Le gouvernement attend de ces 160 cadres formés une gestion plus rigoureuse des contrats miniers et un suivi strict des normes environnementales et sociales.
Signe de l’engagement du gouvernement en faveur d’une administration moderne et performante, le Vice-Premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a présidé, aux côtés du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, la cérémonie de remise des attestations aux lauréats. Cette synergie institutionnelle illustre la place centrale du capital humain dans la sécurisation et la valorisation durable des ressources minières de la RDC.

