Le Ministère des Mines de la République démocratique du Congo a réaffirmé, mardi 18 mars 2026, l’attachement du pays au respect strict des normes environnementales dans le secteur minier.
Cette déclaration intervient à la suite d’allégations de pollution de l’air attribuées à la société Tenke Fungurume Mining (TFM), avec des impacts supposés sur la santé des populations de Fungurume, dans la province du Lualaba.
Dans un communiqué publié le même jour, le ministère a précisé que ces informations, relayées par certains médias internationaux, reposent essentiellement sur des « allégations non vérifiées ». Il souligne qu’aucune conclusion ne peut être tirée sans des analyses techniques et scientifiques approfondies.
Cependant, au regard de la gravité des faits évoqués, une réunion de concertation d’urgence a été organisée au cabinet du ministre des Mines. Sous la supervision du Directeur de cabinet, elle a réuni les services techniques des ministères des Mines ainsi que de l’Environnement, du Développement durable et du Climat.
À l’issue de cette réunion, deux mesures principales ont été arrêtées. La convocation de Tenke Fungurume Mining (TFM) : l’entreprise est appelée à fournir, dans les plus brefs délais, les éléments techniques relatifs au respect de ses obligations environnementales et le déploiement d’une mission conjointe d’experts : une équipe composée de spécialistes sera envoyée sur le terrain pour mener des analyses approfondies, notamment sur la qualité de l’air, la conformité des rejets industriels et le respect des normes environnementales et sociales.
Le ministère insiste sur le fait que cette mission s’inscrit dans le cadre des mécanismes de contrôle prévus par la législation minière et environnementale en vigueur en République démocratique du Congo. Il garantit également la transparence, la rigueur scientifique et l’impartialité des investigations.
Un rapport détaillé sera rendu public à l’issue de cette mission afin d’assurer une information claire et objective. Les autorités rassurent par ailleurs les populations locales :
« Le cas échéant, des mesures administratives, environnementales et/ou judiciaires seront prises conformément aux lois de la République. »
En fin, le Ministère des Mines réaffirme l’engagement du gouvernement en faveur de la responsabilité des opérateurs miniers et de la protection des populations ainsi que de leur environnement.
Cette démarche traduit la volonté des autorités congolaises de garantir que l’exploitation des ressources naturelles se fasse dans le respect strict des normes environnementales et sociales, au bénéfice de tous.

