Le bloc citoyen Amani (BCA) alerte sur une tragédie sanitaire dans la zone de santé de Shabunda : neuf femmes ont perdu la vie entre décembre 2025 et janvier 2026, à la suite d’interventions chirurgicales non professionnelles, dont cinq césariennes clandestines pratiquées dans des structures privées non reconnues.
Selon Josué Assani Kisulu, coordonnateur national du BCA, ces femmes, mères et piliers de leurs familles, ont été victimes de pratiques médicales irresponsables menées par des non-professionnels de santé dans des conditions indignes et dangereuses
Le médecin-chef de zone, Docteur Kyatugu Shabani Guillaume, confirme que ces opérations ont été réalisées en dehors de toute norme sanitaire, dans des lieux non autorisés par l’État congolais.
« Derrière ces chiffres, des enfants sont devenus orphelins, des familles brisées, une communauté plongée dans la douleur et la peur », s’indigne le coordonnateur national.
Ce drame met en lumière l’absence de contrôle et de régulation des pratiques médicales, la pauvreté et le désespoir qui poussent des familles à recourir à des soins clandestins, ainsi que le manque de moyens dans les structures publiques.
Le BCA demande aux autorités congolaises d’agir immédiatement, en fermant ces structures sanitaires informelles et en sanctionnant les responsables. L’organisation appelle également les partenaires humanitaires et acteurs de santé à renforcer l’appui en équipements, médicaments et personnel qualifié dans les zones rurales comme Shabunda pour prévenir de nouveaux drames.
Par ailleurs, le bloc citoyen invite la société civile et les leaders communautaires à sensibiliser la population sur les risques liés aux soins clandestins.
« Chaque vie perdue est une tragédie évitable. Nous ne pouvons pas rester indifférents. Shabunda ne doit plus être le théâtre de telles horreurs. Agissons maintenant pour sauver les femmes, protéger les familles et redonner espoir à toute une communauté », a martelé Josué Assani Kisulu.

