L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a exprimé sa vive inquiétude face à la détention forcée d’au moins 70 agents de santé et 5.000 civils dans la province de Nyala, capitale de l’État du Darfour-Sud, au Soudan. L’agence onusienne exige leur libération immédiate et sans condition, dénonçant une situation humanitaire alarmante.
Selon l’OMS, les personnes détenues sont maintenues dans des conditions de promiscuité et d’insalubrité extrêmes, favorisant l’apparition de foyers épidémiques. L’organisation indique également que l’insécurité persistante complique l’accès à des informations fiables et aux lieux de détention.
« L’OMS recueille davantage d’informations sur les détentions et les conditions de détention des personnes incarcérées. La situation est compliquée par l’insécurité persistante », a précisé l’institution.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a rappelé que les personnels de santé et les civils bénéficient d’une protection particulière en vertu du droit international humanitaire.
« Les personnels de santé et les civils doivent être protégés en toutes circonstances, et nous demandons leur libération immédiate et sans condition », a-t-il déclaré, qualifiant ces détentions de « profondément préoccupantes ».
Cette alerte intervient dans un contexte de violences accrues au Soudan. L’OMS rappelle que l’État du Kordofan du Sud a été frappé par de violentes attaques le dimanche 7 décembre 2025, faisant 114 victimes, dont 63 enfants, selon les autorités locales et l’organisation onusienne.
Tedros Adhanom Ghebreyesus a notamment dénoncé des frappes ayant touché un jardin d’enfants ainsi que, à au moins trois reprises, l’hôpital rural de Kalogi, en violation flagrante du droit international humanitaire.
Les survivants ont été transférés vers l’hôpital d’Abu Jebaiha pour y recevoir des soins d’urgence. Des appels pressants aux dons de sang et à un soutien médical renforcé ont été lancés afin de faire face à l’afflux de blessés.
Face à la détérioration rapide de la situation sécuritaire et sanitaire, l’OMS appelle une nouvelle fois à la protection des civils, des structures de santé et du personnel médical, soulignant l’urgence d’une action internationale concertée pour éviter une catastrophe humanitaire de plus grande ampleur.


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