La crise sécuritaire au Soudan a forcé plus de 365.000 personnes à fuir leurs foyers, dont 280.000 dans l’État de Jonglei, augmentant le risque d’une épidémie de choléra dans la région, a alerté l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
Selon le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, depuis fin décembre 2025, au moins 11 établissements de santé ont été attaqués dans l’État de Jonglei, touchant hôpitaux, centres de soins primaires et structures de proximité.
Ces attaques ont perturbé des services essentiels, notamment la réponse aux épidémies, les soins aux victimes de traumatismes, la santé maternelle et néonatale, les programmes de nutrition
L’OMS estime que 1,5 à 2 millions de personnes ont désormais un accès réduit ou inexistant aux soins essentiels, en raison des violences, des déplacements forcés et de la suspension des services de santé.
Une situation humanitaire critique
Depuis le déclenchement de la guerre civile en 2023, le Soudan est plongé dans une catastrophe humanitaire sans précédent, touchant plus de 24 millions de personnes. Le pays connaît : enlisement du conflit, avec une partition de fait entre les Forces de soutien rapide (FSR) à l’ouest et l’armée soudanaise (SAF) à l’est, famines et pénuries alimentaires, parfois utilisées comme arme de guerre, épidémies récurrentes, amplifiées par les déplacements massifs
Face à cette crise, Tedros Adhanom Ghebreyesus a soutenu l’appel du Conseil de sécurité des Nations unies à cesser les hostilités et reprendre le dialogue, rappelant que « la paix est le meilleur remède ».

