Au moins 64 personnes ont été tuées lors d’une attaque contre l’hôpital universitaire Al Deain, situé à Al Deain, dans l’est du Soudan, selon l’Organisation mondiale de la santé.
Parmi les victimes figurent 13 enfants, deux infirmières, un médecin ainsi que plusieurs patients. L’attaque a également fait 89 blessés, dont huit membres du personnel soignant, et causé d’importants dégâts dans les services de pédiatrie, de maternité et des urgences.
D’après l’OMS, cette tragédie porte à plus de 2.036 le nombre total de personnes tuées dans 213 attaques contre des établissements de santé enregistrées en trois ans de conflit au Soudan. Plus de 720 personnes ont également été blessées dans ces attaques.
Le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a dénoncé un bilan humain « dévastateur », soulignant que les attaques contre les structures sanitaires ont des conséquences immédiates et durables pour des populations déjà privées d’accès aux soins essentiels.
L’hôpital universitaire Al Deain est actuellement hors service en raison de l’ampleur des dégâts, provoquant une interruption critique des services médicaux dans la région.
Face à cette situation, l’OMS appelle à la désescalade du conflit et au respect du droit international humanitaire. « Les soins de santé ne devraient jamais être une cible. La paix est le meilleur remède », a insisté Tedros Adhanom Ghebreyesus.
En réponse à l’urgence, l’organisation indique soutenir ses partenaires sanitaires locaux en renforçant les capacités d’autres structures de santé, notamment à travers l’approvisionnement en médicaments essentiels, le déploiement de matériel de traumatologie et le renforcement des soins primaires, pédiatriques et obstétricaux.

