Sud-Kivu : 2.621 cas de choléra et 36 décès enregistrés depuis janvier 2026

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L’épidémie de choléra continue de progresser de manière préoccupante dans la province du Sud-Kivu, à l’Est de la République démocratique du Congo. Depuis le début de l’année 2026, 2.621 cas ont été notifiés, dont 36 décès, selon les données de la Division provinciale de la santé (DPS).

Contacté par la rédaction de La Prunelle RDC, Claude Bahizirhe, responsable de la communication à la DPS Sud-Kivu, indique que la maladie reste très active dans plusieurs zones de santé, malgré les efforts de sensibilisation engagés.

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« Cette province enregistre chaque année des cas de choléra. Nous sommes dans une zone d’endémicité épidémique », explique-t-il.

Des foyers toujours actifs au Sud et au Nord de la province

Selon la DPS, plusieurs zones de santé demeurent des foyers persistants de transmission. Dans la partie sud de la province, les zones de santé de Uvira, Fizi, Nundu et Lemera continuent de notifier régulièrement de nouveaux cas. Dans la partie nord, la zone de santé de Katana enregistre à elle seule environ 17 cas par semaine.

Malgré cette situation, les autorités sanitaires se veulent mobilisées.

« La multiplicité des cas ne signifie pas que nous devons croiser les bras. Le choléra est une maladie que nous pouvons éliminer si nous unissons nos efforts. Il ne faut pas oublier que c’est une maladie grave et mortelle », prévient Claude Bahizirhe.

Pour la semaine épidémiologique en cours, la DPS a enregistré 302 cas et 3 décès, contre 427 cas la semaine précédente, ce qui représente une légère baisse.

« C’est encore énorme, mais on observe tout de même une diminution par rapport à la semaine passée », note le responsable de la communication de la DPS.

Les autorités sanitaires insistent sur le respect strict des règles d’hygiène pour briser la chaîne de transmission.

« Chaque ménage doit disposer d’une toilette hygiénique et se laver les mains régulièrement. Le choléra est une maladie des mains sales. Si l’hygiène n’est pas respectée, il y aura toujours des cas », insiste Claude Bahizirhe.

La DPS rappelle que la maladie se transmet principalement par l’eau contaminée et les aliments souillés. Elle recommande notamment de laver soigneusement les fruits, de bien cuire les aliments, de se laver les mains avec de l’eau propre et du savon et d’éviter les sources d’eau non protégées.

La Division provinciale de la santé indique que les patients atteints de choléra sont pris en charge gratuitement dans les structures sanitaires, en collaboration avec les zones de santé et avec l’appui des partenaires humanitaires. Les activités de sensibilisation se poursuivent dans les communautés.

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« Sans accès à l’eau potable, l’hygiène est compromise. Plusieurs secteurs doivent contribuer à la lutte contre cette épidémie, et l’État doit jouer pleinement son rôle dans cette bataille », martèle Claude Bahizirhe.

La DPS invite toute personne présentant des symptômes suspects – notamment des diarrhées aqueuses et des vomissements – à se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche afin d’éviter les complications et la propagation de la maladie.

Divine Busime & Denise Neema 

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