Le territoire de Fizi, dans la province du Sud-Kivu, est confronté depuis plusieurs semaines à de fortes pluies accompagnées de vents violents et de tonnerre, provoquant des catastrophes naturelles et d’importants dégâts matériels. L’administrateur du territoire, Samy Kalonji Badibanga, alerte sur les conséquences de ces intempéries et appelle la population à adopter des mesures urgentes de protection de l’environnement.
Selon l’autorité territoriale, l’un des dégâts les plus visibles concerne le bâtiment administratif du territoire de Fizi, dont la toiture a été emportée par des vents violents. « La toiture du bâtiment administratif a été emportée par le vent violent. Cela fait pratiquement deux semaines et demie », a-t-il indiqué.
Lire aussi : Kalehe: pluies torrentielles causent des dégâts matériels et humains
Au-delà de cet incident, Samy Kalonji Badibanga souligne que les fortes pluies actuelles s’inscrivent dans un contexte environnemental fragilisé par plusieurs facteurs. Il évoque notamment la montée des eaux du lac Tanganyika et des rivières, les feux de brousse, l’abattage abusif des arbres ainsi que les éboulements de terre dans plusieurs villages.
L’administrateur cite également les activités des carrières minières comme l’une des causes aggravantes des catastrophes naturelles observées dans le territoire. Ces phénomènes, explique-t-il, ont déjà provoqué des pertes en vies humaines et des destructions de biens de valeur.
Pour Samy Kalonji Badibanga, ces catastrophes sont en grande partie liées à la dégradation de l’écosystème et à la disparition progressive de la biodiversité, qu’il qualifie de « source de vie végétale ».
Face à cette situation, il lance un appel pressant aux habitants du territoire de Fizi afin qu’ils s’engagent dans la préservation de la nature.
« Je lance un appel à tous les habitants du territoire de Fizi de pouvoir penser à conserver la nature », a-t-il déclaré.
L’administrateur précise que la conservation de la nature commence par des gestes simples mais essentiels : « Conserver la nature, c’est refuser d’abattre inutilement un arbre. Conserver la nature, c’est refuser de tuer un animal sauvage. »
Il encourage également la population à s’investir dans des actions de reboisement à grande échelle dans le territoire.
« Conserver la nature, c’est reboiser les espaces verts, c’est reboiser les écoles, les avenues, c’est reboiser les collines, reboiser notre milieu naturel », a-t-il insisté.
Dans cette dynamique, Samy Kalonji Badibanga propose que chaque ménage participe concrètement à la restauration de l’environnement. « Dans nos parcelles, chaque habitant doit pouvoir planter trois arbres, des arbres fruitiers et un arbre ombragé », a-t-il recommandé.
Selon lui, si ces efforts collectifs sont menés à bien, notamment le reboisement des collines, des écoles, des avenues et de la Route nationale numéro 5 (RN5), ils pourraient contribuer à réduire considérablement les catastrophes naturelles dans la région.
Lire aussi : Mwenga : les toitures de l’EP Raha emportées par une pluie violente
« Une fois que toutes ces conditions sont réunies et que ces espaces verts, les collines, les écoles, les avenues et la RN5 sont reboisées, ces catastrophes naturelles cesseront et nous ne pleurerons plus jamais nos êtres chers qui, le plus souvent, sont victimes de ces catastrophes naturelles », a-t-il conclu.

