Plus de 6 000 cas de Mpox, dont deux décès, ont été enregistrés dans la zone de santé de Nyangezi, territoire de Walungu depuis le début de cette épidémie. Face à cette situation sanitaire alarmante, les autorités médicales, avec l’appui de leurs partenaires, renforcent la riposte dans plusieurs zones de santé du Sud-Kivu notamment à Nyangezi et Miti-Murhesa, où une réduction sensible des cas est déjà
observée.
La zone de santé de Nyangezi, en territoire de Walungu, reste fortement touchée par l’épidémie de Mpox. Selon le Médecin Chef de Zone, le docteur Olivier Kabarati Amani, pour contenir la propagation de la maladie, deux centres de traitement ont été installés, l’un à l’Hôpital Général de Référence de Nyangezi, et l’autre au Centre
Hospitalier Saint Joseph de Kamanyola.
Le docteur Kabarati appelle la population à observer strictement les mesures barrières, soulignant que la prévention demeure un pilier essentiel de la lutte contre le Mpox.
Il précise également que, grâce à l’appui des partenaires humanitaires tels que AAP et REMED, les équipes sanitaires travaillent sans relâche pour éradiquer totalement la maladie dans sa juridiction.
« Suite à l’appui de différents partenaires, nous travaillons doublement pour
éradiquer totalement le Mpox. On espère vraiment avec cette démarche, on aura à
finir avec l’épidémie », dit-il.
Des progrès encourageants à Miti-Murhesa Dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, la situation évolue positivement.
Mpendano Basoda Joseph, Infirmier Titulaire au Centre de Santé Mulungu/Miti, affirme que l’intensification des activités de riposte a permis de réduire sensiblement les cas de Mpox.
Lancée le 15 décembre 2025, la riposte repose sur plusieurs actions clés, notamment la sensibilisation communautaire, la vaccination des cas contacts, ainsi que la prise en charge médicale et alimentaire gratuite dans les trois centres de traitement que compte la zone de santé.
Selon cet agent de santé, aucun défi majeur n’est signalé à ce stade, toutes les parties prenantes ayant été mobilisées efficacement, ce qui a contribué à la baisse des cas confirmés.
Malgré ces avancées, la zone de santé de Miti-Murhesa demeure considérée comme l’épicentre de la maladie. Les autorités sanitaires rappellent à la population l’importance de respecter les mesures barrières et de se faire vacciner, le vaccin étant toujours disponible.
Il convient de rappeler que, depuis le 15 novembre dernier, la Division Provinciale de la Santé, avec l’appui de ses partenaires, mène une vaste campagne de sensibilisation contre le Mpox dans les zones de santé de Miti-Murhesa, Nyangezi, Kamanyola et Kaziba.

