Au moins sept agents de santé ont perdu la vie vendredi lors du naufrage de leur embarcation sur le Lac Tanganyika, alors qu’ils se rendaient en mission humanitaire auprès de populations vulnérables près de la frontière du Burundi.
Ce drame, provoqué par de violents vents, illustre la dangerosité croissante des conditions de navigation dans cette partie de l’Afrique de l’Est, actuellement confrontée à des phénomènes météorologiques extrêmes.
Selon un communiqué du bureau de la présidente Samia Suluhu Hassan, le groupe traversait le lac pour acheminer des soins médicaux essentiels vers le village de Kagunga. Cette localité frontalière constitue un point stratégique pour les services de santé, car elle accueille des milliers de réfugiés burundais engagés dans un processus de rapatriement, dans le contexte de la fermeture progressive des camps par les autorités tanzaniennes
L’accident a fait plusieurs victimes, mais le bilan aurait pu être encore plus lourd. Quatorze passagers ont pu être secourus et reçoivent actuellement des soins dans une structure hospitalière voisine. Les opérations de recherche et de sauvetage se poursuivent afin de retrouver deux personnes toujours portées disparues.
Ce naufrage n’est malheureusement pas le seul incident tragique signalé récemment sur le Lac Tanganyika. Le bureau de la présidente a également confirmé la mort d’un pêcheur frappé par la foudre lors d’un orage distinct, qui a fait deux autres blessés.
Face à ces pertes humaines, la présidente Samia Suluhu Hassan a exprimé ses « sincères condoléances » aux familles des victimes. Ces événements surviennent dans un contexte marqué par une série de catastrophes naturelles liées à de violentes tempêtes qui frappent actuellement la région.

