La pénurie des médicaments affecte la prise en charge des patients dans plusieurs structures sanitaires du territoire de walungu. Une carence expliquée par l’absence des organisations humanitaires dans cette zone du Sud Kivu, suite aux affrontements armés récurrents.
L’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Bideka, M. Baliona Sempinga, affirme qavec amertume cette situation limite l’accès aux soins de santé appropriés. Les structures sanitaires déjà affectées par la crise économique sont débordées et n’arrivent plus à satisfaire aux besoins de la communauté.
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Il soutient que l’accès limité aux intrants médicaux expose les malades admis ou non dans des hôpitaux : « actuellement nous sommes obligés de vivre des petites recettes provenant des malades. Elles sont affectées à l’approvisionnement des matériels, à la main d’œuvre du personnel et tous les besoins nécessaires. Nous ne parvenons pas malheureusement à couvrir tous les besoins mensuels, ni à satisfaire toutes les nécessités des patients », révèle M. Baliona Sempinga.
Cette rareté occasionne, selon lui, la hausse du prix de la prise en charge médicale qui empêche plusieurs malades à se rendre dans des institutions sanitaires en cette période de crise économique et sécuritaire.
Cette situation met en danger des patients souffrant des maladies chroniques, qui, dans la plupart de cas vivent d’une prise en charge gratuite offerte par des organisations humanitaires d’appui.
« Nous suivons actuellement trente-cinq malades chroniques qui traversent en ce moment des situations difficiles due à ce manque d’appui », déplore-t-il.
L’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Bideka plaide pour une assistance urgente des zones de santé frappées par la crise humanitaire et économique pour une prise en charge efficace des malades, particulièrement dans la zone de santé de walungu.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenévolencia.

