Journée mondiale du tourisme : APROVATOUR plaide pour la paix afin de relancer le secteur en RDC

APROVATOUR

À l’occasion de la Journée mondiale du tourisme, célébrée le 27 septembre, l’Agence pour la Promotion et la Valorisation du Tourisme (APROVATOUR) plaide pour le retour de la paix et un engagement accru en faveur du secteur touristique en République démocratique du Congo, particulièrement dans l’Est du pays. L’organisation estime que l’insécurité persistante affecte les emplois, les investissements, la fréquentation des sites touristiques et les perspectives d’avenir des jeunes.

Dans un message de plaidoyer rendu public à l’occasion de cette journée, APROVATOUR rappelle que le tourisme peut contribuer au développement économique et social, à la création d’emplois, aux échanges entre les peuples ainsi qu’à la valorisation du patrimoine culturel et naturel.

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Dans l’Est de la RDC, cependant, l’organisation estime que la persistance des conflits armés continue de peser lourdement sur le secteur.

Pour Bernadette Atosha Byemba, coordinatrice d’APROVATOUR et enseignante au Département du tourisme à l’Université Officielle de Bukavu (UOB) et à l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) de Bukavu, les conséquences de l’insécurité dépassent la seule question des infrastructures.

« La guerre ne détruit pas seulement les infrastructures. Elle détruit des emplois, fragilise les entreprises touristiques, éloigne les visiteurs et les investisseurs et détériore l’image de notre destination », souligne APROVATOUR.

Des professionnels et des communautés affectés

Selon l’organisation, la baisse de la fréquentation touristique affecte directement les guides, agences de voyages, hôtels, restaurants, artisans et communautés locales dont une partie des revenus dépend des activités liées au tourisme.

« Derrière chaque voyage annulé se trouvent des professionnels qui perdent des revenus et des communautés qui voient disparaître des opportunités économiques », déplore l’organisation.

APROVATOUR rappelle que l’Est de la RDC abrite plusieurs sites touristiques majeurs, notamment les parcs nationaux des Virunga et de Kahuzi-Biega.

Pour l’organisation, le retour de la paix constitue ainsi une condition importante pour permettre au secteur de retrouver son dynamisme.

« Nous avons besoin de paix pour faire vivre notre tourisme », insiste-t-elle.

L’avenir des jeunes également en jeu

APROVATOUR s’inquiète également des conséquences de l’insécurité sur les jeunes qui souhaitent se former, entreprendre et travailler dans le tourisme.

« Comment parler d’avenir, de promotion des destinations et d’entrepreneuriat touristique à notre jeunesse lorsque la guerre empêche notre secteur d’exprimer pleinement son potentiel ? », s’interroge l’organisation.

Malgré ces difficultés, les professionnels du secteur veulent continuer à promouvoir le potentiel touristique de la RDC.

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APROVATOUR appelle notamment les autorités congolaises, la communauté internationale, ONU Tourisme, l’UNESCO et les différents partenaires à soutenir les acteurs du tourisme confrontés aux conséquences des conflits.

Faire du tourisme un espace de rapprochement

L’organisation met également en avant les liens entre les pays de la région des Grands Lacs, notamment à travers les frontières, les écosystèmes et le patrimoine naturel qu’ils partagent.

Elle estime que ces espaces peuvent offrir des possibilités de coopération transfrontalière, de rapprochement entre les populations et de développement économique.

APROVATOUR souhaite particulièrement que les jeunes retrouvent un environnement favorable à la formation, à l’entrepreneuriat et à la création d’emplois dans le secteur.

Pour Bernadette Atosha Byemba, l’ambition reste de voir la RDC valoriser pleinement ses paysages, sa biodiversité, ses cultures et l’hospitalité de sa population, dans un environnement suffisamment stable pour permettre au tourisme de contribuer davantage au développement du pays.

Suzanne Baleke

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