Plus de trois semaines après la pluie diluvienne du 8 octobre 2026, l’Institut Mapinduzi, une école non conventionnée de la sous-division éducationnelle Bukavu 4, peine à reprendre normalement ses activités. Quelque 450 élèves y suivent les cours dans des conditions précaires, après que neuf de ses quatorze salles de classe et plusieurs autres installations ont été endommagées.
Le bilan a été présenté ce mercredi 28 octobre par le préfet des études, Mapendano Lyadunga Fidèle. Selon lui, les toitures de neuf salles de classe, du bureau administratif, de la salle des enseignants et du dépôt ont été emportées par la pluie. Le matériel pédagogique a également été entièrement mouillé.
Les salles sinistrées restent inutilisables, contraignant la direction à fusionner certaines classes pour permettre la poursuite des cours. L’établissement compte 450 élèves et 21 enseignants.
« Les élèves étudient dans des conditions très difficiles. Certains sont assis à même le sol, d’autres à trois ou quatre sur un banc prévu pour deux élèves », déplore le préfet des études.
La situation se complique davantage lors des précipitations, qui provoquent régulièrement des interruptions des cours. La direction craint ainsi que les élèves ne puissent achever le programme scolaire dans les délais prévus.
« Si rien n’est fait en urgence, nous finirons le programme de cette année très difficilement. C’est ma plus grande inquiétude », alerte Mapendano Lyadunga Fidèle.
Malgré les correspondances adressées au Sous-Proved, au chef de quartier, à l’Inspection scolaire et aux autorités politico-administratives, l’établissement affirme n’avoir reçu aucune assistance depuis le sinistre.
« Jusqu’à présent, nous n’avons reçu aucune aide », regrette le responsable.
Face à cette situation, la direction de l’Institut Mapinduzi lance un appel à la solidarité et sollicite en urgence des tôles pour réparer les toitures ainsi que quelques sacs de ciment pour remettre les salles de classe en état.
En attendant une éventuelle intervention, les 450 élèves continuent leur apprentissage dans des conditions difficiles, tandis que la direction redoute les conséquences de ces dégâts sur le déroulement de l’année scolaire.
