Le chef du groupement Nyakalengwa, dans la chefferie de Ntambuka, territoire d’Idjwi, au Sud-Kivu, a pris une décision imposant une série d’amendes pour lutter contre l’absence d’installations sanitaires dans les ménages, le déboisement et la divagation des animaux.
La décision n°5072/01/GPT-NY/2026, prise à l’issue d’une réunion tenue le 30 septembre 2026 à Nyakalengwa à l’intention des chefs de villages et leaders communautaires, évoque notamment la multiplication des habitations dépourvues de latrines, de cuisines et de douches.
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Le document met également en avant le déboisement lié à la production de braises, ainsi que les risques que ces pratiques pourraient représenter pour la sécurité alimentaire dans le groupement.
Jusqu’à 100.000 francs pour l’absence de latrine
Dans le volet consacré à la santé et à l’hygiène publique, la décision prévoit notamment 100.000 francs congolais d’amende pour l’absence de latrine, 50.000 FC pour l’absence de cuisine, 30.000 FC pour l’absence de douche.
Des amendes contre le déboisement
En matière d’environnement, le déboisement est soumis à autorisation, laquelle doit être vérifiée par le chef de village concerné et l’agronome du groupement.
La décision prévoit une amende de 70.000 FC pour la coupe d’un avocatier ou d’un manguier.
Pour les eucalyptus, les grevilleas et d’autres arbres, l’amende est fixée à 25.000 FC par arbre coupé.
Des sanctions contre la divagation des animaux
La décision prévoit également plusieurs amendes dans le cadre de la lutte contre la divagation des animaux, notamment 100.000 FC pour une vache prise en divagation, 70.000 FC pour un porc, 50.000 FC pour une chèvre, 50.000 FC pour un dindon, 30.000 FC pour un porc gardé sans « bêche », selon le terme utilisé dans la décision, 30.000 FC pour une poule prise en divagation pendant la période de levée et de floraison des plantes.
Le document prévoit également une amende de 50.000 FC pour la « nage publique des femmes au bord du lac », selon la formulation retenue dans la décision.
Les éleveurs appelés à garder leurs animaux
La décision précise que chaque éleveur est tenu de garder ses animaux dans sa parcelle et sous le contrôle des chefs de villages, en collaboration avec l’agronome du groupement.
Ces responsables sont également chargés de transmettre un rapport mensuel sur la situation.
Elle est signée par Huguet Kabu Abugu Wa Lubambo, chef du groupement Nyakalengwa, et comporte notamment des copies destinées à l’AT Idjwi, au chef de la chefferie Ntambuka ainsi qu’au chef de poste DSR à Rambo.
