Alors que des cas de choléra sont signalés dans plusieurs zones de santé du territoire de Kabare, au Sud-Kivu, les habitants sont appelés à renforcer les mesures d’hygiène et à consulter rapidement en cas de symptômes. Le docteur Cuma Rigobert, médecin directeur du Centre médical New Hope Hospital de Kavumu, insiste sur la consommation d’eau potable, le lavage des mains et la prise en charge rapide des malades pour prévenir les complications.
Selon le docteur Cuma Rigobert, le manque d’hygiène des mains et l’insuffisance de l’assainissement favorisent également la propagation de cette maladie. Pour limiter les risques de contamination, le médecin recommande de se laver régulièrement les mains avec de l’eau et du savon, notamment avant de manger et de manipuler les aliments. Il conseille également de laver soigneusement les fruits et les autres aliments consommés crus, tout en privilégiant l’eau potable.
Il souligne par ailleurs l’importance de l’assainissement des ménages, en particulier l’entretien des toilettes, afin de limiter la contamination de l’environnement.
Une prise en charge rapide pour éviter les complications
Le choléra peut se manifester par une diarrhée aqueuse abondante, parfois accompagnée de vomissements. Ces symptômes peuvent entraîner une déshydratation sévère et mettre rapidement la vie du malade en danger en l’absence de soins appropriés.
Face à ces signes, le docteur Cuma Rigobert recommande d’acheminer immédiatement la personne malade vers le centre de santé ou l’hôpital le plus proche.
« Il faut l’amener directement, le plus tôt possible, dans un centre de santé proche ou dans l’hôpital qui est proche pour qu’on puisse commencer la prise en charge », insiste-t-il.
Le médecin met également en garde contre l’automédication, qui risque de retarder l’accès aux soins. Selon lui, une prise en charge rapide augmente les chances de sauver le malade.
Au-delà des gestes adoptés par chaque ménage, le médecin rappelle que la lutte contre le choléra nécessite des efforts collectifs pour améliorer l’accès à l’eau potable et renforcer les conditions d’hygiène et d’assainissement.
Il évoque également la vaccination anticholérique parmi les moyens de prévention, tout en précisant ne pas savoir si les vaccins sont déjà disponibles dans la région.
Dans ce contexte, les habitants du territoire de Kabare sont invités à rester vigilants, à appliquer les mesures d’hygiène recommandées et à ne pas tarder à consulter dès l’apparition de symptômes suspects.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali », une initiative du consortium RATECO et REMEL-GL avec le soutien de Media4dialogue de la Benevolencija.




