À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, célébrée le 10 octobre, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a échangé avec les professionnels des médias de Bukavu, ce lundi 12 octobre 2026, afin de les encourager à mieux informer les communautés sur la santé mentale et le soutien psychosocial, particulièrement en faveur des personnes affectées par les conflits et les violences.
La rencontre s’est tenue dans les locaux du CICR, situés à Labotte, sur l’avenue Patrice-Emery-Lumumba, dans la commune d’Ibanda, à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu. Elle s’inscrit dans le cadre des activités organisées au cours du mois d’octobre autour de la santé mentale.
Lire aussi : Santé mondiale : le Congolais Jean-Jacques Muyembe reçoit le Prix Virchow 2026
Selon Constantin Kahorha, travailleur du CICR au sein du programme de santé mentale et facilitateur de cette rencontre, cette initiative vise à mobiliser les médias afin qu’ils deviennent davantage la voix des personnes confrontées à des problèmes de santé mentale et contribuent à promouvoir l’accès aux services de santé mentale et de soutien psychosocial.
Douze structures de santé soutenues par le CICR
Au cours des échanges, le CICR a indiqué soutenir actuellement douze structures de santé dans la mise en œuvre des services de santé mentale et de soutien psychosocial. Parmi les structures citées figurent notamment les centres de santé de Milimba, Luvungi, Katogota, Nzibira, Kaniola, Numbi et Kachiri.
L’organisation apporte également son soutien à l’Hôpital provincial général de référence de Bukavu pour la prise en charge des blessés par arme, en intégrant les services de santé mentale et de soutien psychosocial dans leur paquet de soins. Cet accompagnement concerne aussi les hôpitaux généraux de référence d’Uvira et de Fizi.
À travers ces interventions, le CICR entend favoriser une prise en charge qui ne se limite pas aux blessures physiques, mais qui tienne également compte des conséquences psychologiques des conflits et des violences sur les personnes touchées.
Les journalistes appelés à accorder davantage de place à la santé mentale
Pour renforcer les efforts de sensibilisation au cours de l’année à venir, le CICR encourage les médias à intégrer plus régulièrement les questions de santé mentale dans leurs interviews, reportages et autres productions journalistiques.
Les journalistes sont notamment invités à aller à la rencontre des communautés, des autorités, des leaders communautaires ainsi que des responsables des services et des systèmes de santé. L’objectif est de susciter une mobilisation de ces différents acteurs afin que l’intégration des services de santé mentale soit davantage prise en compte dans leurs priorités et dans les systèmes de santé.
Dans le cadre des recommandations formulées pour 2026, le CICR appelle également à soutenir les victimes des conflits et les personnes affectées par les violences, afin de faciliter leur accès aux services de santé mentale et de soutien psychosocial.
Promouvoir les services disponibles auprès des communautés
À l’issue de cette rencontre, le CICR attend des médias qu’ils s’approprient davantage cette thématique et contribuent à faire connaître les services disponibles. L’organisation les encourage notamment à proposer des émissions consacrées à la santé mentale et à multiplier les entretiens avec les communautés et les structures sanitaires.
Une attention particulière devrait également être accordée aux facteurs susceptibles d’affecter la santé mentale, notamment chez les enfants, dont les besoins doivent être davantage pris en compte dans les productions médiatiques.
Lire aussi : RDC : 8.665 cas confirmés d’Ebola enregistrés dans sept provinces
Pour le CICR, l’implication des médias constitue un levier important pour informer les populations, encourager le recours aux services disponibles et donner davantage la parole aux personnes concernées.
En 2026, la Journée mondiale de la santé mentale est placée sous le thème : « Des expériences vécues entendues : des voix authentiques, un changement réel ».
