Ebola au Kenya : aucun nouveau cas signalé, les autorités évoquent des progrès dans la riposte

Dix-sept jours après la confirmation du premier cas importé d’Ebola de souche Bundibugyo, le Kenya fait état d’avancées dans la maîtrise de l’épidémie. Dans une note de presse publiée le 22 octobre 2026, le ministère kenyan de la Santé a annoncé qu’aucun nouveau cas n’avait été détecté au cours des dernières 24 heures et qu’aucune transmission communautaire n’avait été mise en évidence.

Le directeur général de la Santé, le Dr Patrick Amoth, a précisé que les 14 échantillons prélevés à la suite de différentes alertes enregistrées dans le pays se sont tous révélés négatifs au virus Bundibugyo.

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Le bilan cumulé reste de neuf cas confirmés, dont le patient index, décédé le 5 octobre 2026. Selon les autorités sanitaires, toutes les infections sont liées à un seul foyer de contacts identifié autour de ce premier cas, sans preuve de circulation du virus au sein de la communauté.

Huit patients pris en charge

Les huit autres patients sont actuellement pris en charge dans des unités d’isolement désignées. Leur état est jugé stable et leur évolution est considérée comme favorable, selon le ministère de la Santé. Parmi eux figurent quatre membres de la famille du patient index et quatre agents de santé ayant prodigué les premiers soins.

Les autorités indiquent également que les 135 contacts associés au premier cas, au Kenya comme à l’étranger, ont tous été identifiés et localisés. D’après le Dr Amoth, les infections secondaires se sont produites avant le début de la quarantaine des personnes concernées.

Une nouvelle étape de la riposte est prévue le dimanche 25 octobre 2026. Les premiers contacts ayant achevé leurs 21 jours de surveillance sans développer de symptômes devraient être autorisés à regagner leur domicile.

Le directeur général de la Santé a salué leur coopération et appelé les communautés à les accueillir sans discrimination. Il a assuré que les personnes ayant achevé le protocole de surveillance et ne présentant aucun symptôme ne constituent pas un risque de transmission, conformément aux protocoles sanitaires applicables.

La surveillance reste renforcée

Malgré ces résultats encourageants, le ministère de la Santé appelle à maintenir la vigilance. La surveillance se poursuit dans les établissements de santé et au sein des communautés sur l’ensemble du territoire.

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Les contrôles sanitaires aux points d’entrée du pays restent également en vigueur. Selon les autorités, plus de 709 000 voyageurs ont déjà été soumis à un dépistage depuis le début des mesures de riposte en mai 2026.

Le ministère précise que les activités économiques et la vie quotidienne ne font l’objet d’aucune restriction générale. Il encourage toutefois la population à signaler rapidement tout symptôme suspect, notamment la fièvre, la fatigue intense et les douleurs musculaires. Un numéro d’urgence gratuit et un chatbot sur WhatsApp sont mis à disposition pour transmettre les alertes.

Le Dr Patrick Amoth a enfin appelé à éviter la stigmatisation des patients et du personnel soignant. Il estime que la poursuite de la collaboration entre les autorités, les communautés et les partenaires sanitaires sera déterminante pour mettre fin à l’épidémie.

L’absence de nouveaux cas signalés et de transmission communautaire constitue un indicateur favorable pour le Kenya. Les autorités soulignent néanmoins que le maintien de la surveillance et le respect des mesures sanitaires restent essentiels pour prévenir de nouvelles infections.

Joseph Aciza

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