Bushushu à nouveau frappé : des morts et pertes de biens après des fortes pluies

Des pluies torrentielles accompagnées de vents violents ont détruit 62 maisons dans le village de Bubale 2, territoire de Kalehe, au Sud-Kivu

L’aire de santé de Bushushu, dans le territoire de Kalehe, a de nouveau été frappée par une catastrophe naturelle le dimanche 5 avril 2026, causant la disparition provisoire de quatre personnes et d’importants dégâts matériels.

A l’origine de ce drame, la montée brutale des eaux de la rivière, consécutive à de fortes pluies, qui a provoqué d’importants dégâts matériels et humains. Le bilan provisoire fait état de quatre personnes disparues, tandis que plusieurs habitations et biens ont été emportés.

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Cette crue soudaine rappelle tragiquement les événements du 4 au 5 mai 2023, lorsque des pluies diluviennes avaient entraîné le débordement des rivières dans les villages de Bushushu et Nyamukubi. À l’époque, les eaux en furie, mêlées à la boue et aux débris, avaient tout emporté sur leur passage, causant la mort de plus de 400 personnes et laissant des milliers d’autres sans abri.

Bien avant cela, la région de Kalehe avait déjà connu des épisodes récurrents d’inondations et d’érosions, souvent liés à la déforestation, à l’occupation anarchique des terres et à l’intensification des pluies. Chaque saison pluvieuse apporte ainsi son lot d’inquiétudes pour les communautés vivant dans des zones à risque, sans mécanismes suffisants de prévention ni d’alerte.

La répétition de ces catastrophes, presque à la même période de l’année, n’est pas anodine. Elle met en évidence une vulnérabilité structurelle persistante face aux aléas climatiques et environnementaux. Elle souligne également l’urgence d’intégrer la mémoire des catastrophes passées dans les politiques actuelles, afin d’éviter que l’histoire ne se répète indéfiniment.

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Les acteurs de la société civile locale appellent à tirer les leçons de ces drames successifs, passant par la cartographie des zones à haut risque, sensibiliser les populations, restaurer les écosystèmes, encadrer l’occupation des terres et mettre en place des systèmes d’alerte précoce efficaces.

Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenevolencija.

Benjamin Kalumuna.

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