Quatre corps sans vie ont été retrouvés à Uvira après les inondations provoquées par les pluies diluviennes qui se sont abattues le vendredi 1er mai 2026, selon un bilan provisoire communiqué par le Mouvement Citoyen Libre pour l’Action (MCLA RDC).
La rivière Kalimabenge est sortie de son lit, transformant les rues de la commune de Kalundu en un véritable théâtre de désolation, avec d’importants dégâts humains et matériels.
Parmi les victimes figurent un enfant, deux jeunes filles et un père de famille, a précisé Alphonse Mufariji, coordonnateur de cette structure citoyenne.
Au-delà de ces pertes humaines, plusieurs habitations ont été englouties ou emportées par les eaux boueuses, laissant des dizaines de familles sans abri ni ressources.
Dans un communiqué publié samedi 2 mai 2026, le MCLA RDC a exprimé sa « profonde compassion » envers les sinistrés, tout en dénonçant la récurrence de ces catastrophes et l’insuffisance des mesures de prévention.
« Cette catastrophe rappelle l’urgence de renforcer la prévention des risques naturels et l’aménagement durable de nos rivières », souligne le communiqué.
Face à la gravité de la situation, le mouvement structure son plaidoyer autour de quatre axes : le soutien moral aux familles éprouvées, l’appel aux autorités locales, provinciales et nationales à déclencher une assistance humanitaire immédiate et à garantir un relogement digne, l’encouragement à l’entraide communautaire face au risque de nouvelles crues, ainsi que l’engagement à plaider pour des infrastructures de drainage et de protection des berges plus robustes.
Malgré la détresse, le MCLA RDC lance un message d’espoir et de résilience, appelant les habitants à rester « debout et unis » afin de transformer cette tragédie en levier de réformes concrètes en matière d’urbanisme et de gestion des catastrophes naturelles dans l’Est de la RDC.
Les recherches se poursuivent le long de la rivière, tandis que la solidarité locale s’organise pour venir en aide aux survivants qui ont tout perdu.
