Dans le territoire de Kalehe, les conditions de vie des déplacés installés à Katashola suscitent de vives inquiétudes. Victimes des catastrophes naturelles survenues à Bushushu et d’autres zones voisines, ces populations vivent aujourd’hui dans un environnement insalubre qui menace gravement leur santé.
Selon Lawi Rushisha, président du comité des sinistrés de Katashola, les déplacés sont exposés à plusieurs maladies liées au manque d’assainissement.
« La diarrhée, le paludisme et d’autres maladies sont devenues fréquentes dans le site à cause de l’environnement dans lequel nous vivons », alerte-t-il.
Les habitations précaires, l’absence d’infrastructures sanitaires adéquates et la mauvaise gestion des déchets aggravent la situation, notamment pour les enfants, particulièrement vulnérables.
La situation est d’autant plus préoccupante que plusieurs parents n’ont pas les moyens de faire soigner leurs enfants malades. Faute de ressources financières et d’accès adéquat aux soins, certaines familles sont contraintes de rester sans assistance médicale.
Les déplacés vivent ainsi dans un cercle vicieux où la précarité économique et l’insalubrité renforcent les risques sanitaires.
Face à cette situation, Lawi Rushisha lance un appel pressant à plusieurs niveaux aux autorités locales, pour renforcer les actions de sensibilisation et améliorer les conditions d’assainissement dans le site, aux organisations humanitaires, pour appuyer les déplacés en infrastructures sanitaires, en assistance médicale et en programmes d’hygiène et à la communauté locale, pour adopter des comportements favorables à la propreté et à la prévention des maladies.
« Nous avons besoin d’aide pour protéger la santé de nos familles », insiste-t-il.
Sensibiliser pour prévenir les maladies
Les acteurs communautaires soulignent également l’importance de la sensibilisation sur les bonnes pratiques d’hygiène. Vivre dans un environnement sain est essentiel pour prévenir la propagation des maladies, surtout dans un contexte de promiscuité comme celui des sites de déplacés.
Ils encouragent les habitants à s’impliquer activement dans l’entretien de leur cadre de vie, malgré les difficultés.
A Katashola, comme dans plusieurs zones affectées par les catastrophes et les conflits au Sud-Kivu, la situation des déplacés reste critique. L’insalubrité du milieu constitue un facteur aggravant qui nécessite une réponse rapide et coordonnée.
Les déplacés de Katashola rappellent que garantir un environnement sain est une condition essentielle pour préserver la vie et la dignité humaine. Ils plaident pour l’amélioration de l’accès à l’eau potable, aux installations sanitaires et aux soins de santé.
Article produit dans le cadre du projet « Habari za Mahali ». Un projet du consortium RATECO, REMEL avec le soutien de Media4Dialogue de LaBenevolencija.
